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L’impossible refinancement de la dette américaine

La rédaction
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La pyramide de la dette américaine est devenue tellement énorme qu’il est tout simplement impossible d’en assurer le service. Fin 2001, la dette totale des Etats-Unis avait atteint les 31 120 milliards de dollars. Au cours des quatre dernières années, elle avait augmenté en moyenne de 2200 milliards par an, soit presque 200 milliards par mois. La Réserve fédérale rend régulièrement publiques des statistiques sur la dette totale du secteur des entreprises, des ménages privés et de l’Etat, mais ne calcule pas le service annuel de cette dette - qui comprend le versement des intérêts, plus le remboursement de la partie du principal arrivée à échéance. Le Bureau économique de l’EIR vient de réaliser une nouvelle étude sur ce problème qui remplace l’évaluation préliminaire d’il y a un mois.

La majeure partie des 31 120 milliards de dollars de dette intérieure américaine prend la forme soit d’obligations soit de prêts bancaires. En 1980, l’échéance moyenne d’une obligation d’entreprise était de 19,4 ans. En 2001, l’échéance moyenne n’était plus que de 6,6 ans.

En raison de ce seul facteur, sans tenir compte de la croissance du volume total de la dette, la quantité moyenne d’obligations d’entreprise devant être refinancée par an a triplé. Bien sûr, en même temps, le volume de la dette augmentait de manière brutale. En 1980, le service annuel de la dette était de 1290 milliards de dollars ; en 2001, de 7360 milliards, soit une multiplication par six. Sur ces 7360 milliards, la part des intérêts était de 2070 milliards de dollars.

En 1960, le service annuel de la dette représentait environ l’équivalent de 31 % du PIB ; en 1980, il atteignait 46,3 % ; et en 2001, il a bondi à 72,1 % du PIB. Pour honorer ce service annuel de la dette, il faudrait y consacrer presque trois-quarts du PIB, ce qui est physiquement impossible.

D’où vient alors l’argent pour couvrir ces 7360 milliards de dollars de service de la dette annuel ? On peut, bien sûr, piller la population par une austérité sauvage, on peut refuser de remplacer des usines et des équipements vétustes. Bref, on peut saper ainsi la substance de l’économie physique réelle mais on sera encore bien loin de la cible de 7360 milliards de dollars par an.

En outre, on peut contracter de nouvelles dettes pour refinancer une partie significative du service de la dette. Et une partie de la nouvelle dette fédérale sera directement monétisée, c’est-à-dire qu’on émettra de l’argent contre la dette. Mais en fin de compte, comme dans la République de Weimar, il y aura une forte augmentation de la masse monétaire pour permettre le versement du service de la dette. Comme Lyndon LaRouche l’a indiqué, la tentative de maintenir la valeur des différents agrégats financiers - dettes, produits dérivés et autres titres financiers - mènera finalement à un choc hyperinflationniste qui détruira le système monétaire mondial, tout comme l’hyperinflation de Weimar a détruit le système monétaire allemand en 1923.

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