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L’inconscience anti-nucléaire des socio-écologistes

La rédaction
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Le député PS Jean-Louis Bianco et le directeur des opérations de Greenpeace International, respectivement ancien codirecteur de campagne et conseiller de Ségolène Royal, viennent de signer un

8 août 2007 (Nouvelle Solidarité) - Le député PS Jean-Louis Bianco et le directeur des opérations de Greenpeace International, respectivement ancien codirecteur de campagne et conseiller de Ségolène Royal, viennent de signer un « point de vue » dans Le Monde du 7 août 2007 critiquant farouchement le « mémorandum d’entente » entre la France et la Libye sur la « coopération dans le domaine des applications pacifiques de l’énergie nucléaire », c’est-à-dire le projet de la construction d’une centrale nucléaire pour le dessalement de l’eau de mer dans ce pays.

Selon les auteurs, équiper la Libye avec « des armes » et des centrales nucléaires ne peut qu’aggraver la situation de tout le Proche-Orient puisque toute coopération dans le domaine civil conduit nécessairement à « la mise au point de l’arme atomique par les bénéficiaires de ces coopérations ».

Avec une argumentation digne des néo-conservateurs américains, les auteurs ne citent ni la Belgique, ni la Finlande, ni surtout l’Amérique de Dick Cheney (alors que ce pays fait peser la menace de recourir à des armes nucléaires miniaturisées), mais des pays du Sud qui n’ont ni notre religion ni notre couleur de peau, comme le Pakistan (à qui la bombe fut livrée par la Grande Bretagne), l’Inde, la Corée du Nord, la Libye et l’Iran.

Mettant en relief l’opportunisme bien réel d’un Sarkozy omniprésident, ils jugent l’initiative française « géopolitiquement irresponsable et énergétiquement inutile. » Oublié le désert, oublié aussi une nappe phréatique surexploitée et l’épuisement des ressources non renouvelables en eau fossile. « La Libye, à l’inverse de certains pays de la région, n’a pas particulièrement besoin d’usines de dessalement. Le pays pompe depuis toujours dans une nappe phréatique profonde, qui suffira largement à couvrir ses besoins si les autorités en assurent la gestion rigoureuse. » Pourquoi un pays si riche en eau souterraine, en pétrole, en gaz et en soleil s’intéresserait-il à des principes physiques nouveaux, nous disent les auteurs, sans même apparemment s’apercevoir qu’une doctrine d’apartheid technologique sous-tend toute leur argumentation.

Bruno Rebelle, ancien président de Vétérinaires sans Frontières avant son ascension à la tête de la multinationale aux pratiques douteuses Greenpeace, et l’énarque Jean-Claude Bianco semblent ainsi malheureusement partager un vieux réflexe colonial à l’opposé des conceptions d’un Jaurès ou d’un Mendès-France.

Ensuite, il y a ce pessimisme bon teint et blasé qui nourrit ce mépris de la science. Au lieu d’envisager un processus de transformation d’une société, permettant d’accéder à une société plus juste grâce à la qualification d’une main d’œuvre maîtrisant des nouvelles technologies et des flux de densité énergétique plus élevés - en somme l’objectif principal de tout socialiste - les auteurs se livrent à un calcul cyniquement malthusien qui les ridiculise : « On estime qu’il faut 4 kWh d’électricité pour produire 1m3 d’eau douce. Avec une population de 5,5 millions d’habitants, la Libye aurait donc besoin d’environ 1 million de MWh d’électricité par an pour couvrir la totalité des besoins en eau douce si ces besoins étaient assurés à 100 % par une usine de dessalement... Cette quantité d’électricité représente moins de 10 % de la production permise par une centrale nucléaire de type EPR... » Déduction logique des auteurs : proposer le nucléaire est répondre « à un besoin quasi inexistant avec une solution totalement inapproprié » CQFD.

Et surtout, là, l’incompétence et l’inconscience se conjuguent : La Lybie « possède une autre ressource énergétiquement illimitée, renouvelable et gratuite : le soleil ! »

Si, grâce au nucléaire, l’énergie solaire peut servir d’énergie d’appoint, son coût prohibitif ne réside pas dans son exploitation mais dans les matériaux de sa mise en œuvre. Refuser aux pays du sud l’accès aux technologies les plus avancées leur permettant d’accéder à l’électricité, l’eau potable et la chaîne du froid pour la conservation des aliments est d’une incompétence criminelle.

Lire la déclaration de Jacques Cheminade : France-Libye, la France face au choix fondamental : nucléaire ou financier

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