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L’industrie automobile américaine s’enfonce dans la crise

La rédaction
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En 2006, Ford Motor Co. a subi des pertes record s’élevant à 12,7 milliards de dollars et les perspectives présentées le 24 janvier par son PDG, Alan Mulally, pour l’industrie automobile en Amérique du Nord en 2007, sont encore plus sombres.

Dans le cadre de son plan de restructuration s’étalant du quatrième trimestre 2005 au premier trimestre 2008, Ford projette la fermeture de 40 % de ses usines nord-américaines (16 sur 42), une réduction de 39 % de sa production et le départ de quelque 50 000 ouvriers salariés sur 130 000. Mulally, célèbre pour la restructuration brutale de Boeing, estime que la part de marché de Ford aux Etats-Unis passera de 18 % en 2006 à 14 % à la fin de 2007. Les ventes en 2006 ont chuté de 14 % par rapport à 2005 et la production au premier trimestre 2007 sera de 28 % inférieure à la même période de 2006.

Même tableau pour GM et Chrysler, dont le PDG, Tom LaSorda, doit annoncer le 14 février une restructuration, des fermetures d’usines et des suppressions d’emploi.

Mulally a aussi annoncé son intention d’accorder des primes à certains directeurs de Ford pour 2006, en dépit des 12,7 milliards de dollars de pertes, ainsi que les 6 milliards de pertes supplémentaires prévus au cours du premier trimestre 2007. Les coûts de restructuration - liquidation des usines, plans de retraite anticipée pour les salariés, etc.- représentent environ 10 milliards.

Quant à Delphi, trois hedge funds dirigés par Cerberus Partners, qui devaient y investir 3,4 milliards de dollars pour sortir l’équipementier de la faillite, ont menacé de se retirer de l’accord. Mais la menace vise en réalité le syndicat United Auto Workers (UAW), s’il n’accepte pas la fermeture d’autres usines et de fortes réductions de salaire, en plus de la contraction de deux tiers déjà réalisée. Le conflit pourrait mener à une grève nationale des travailleurs de l’automobile.

Pour ce qui est des nouveaux contrats qui seront négociés cette année, Mulally a été clair : « Nous devons être sûrs que les salaires et les avantages que nous accordons sont compétitifs. » Selon divers rapports, l’UAW lui-même a averti ses sections locales que ces contrats pourraient comporter des réductions de salaires. General Motors demande déjà au syndicat de reprendre le plan d’assurance maladie des retraités et d’en réduire les remboursements, comme cela a été fait dans l’accord récent entre Goodyear et United Steelworkers (syndicat des travailleurs de la sidérurgie), négocié par le protégé de Felix Rohatyn chez Lazard.

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