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L’inflation est de retour

La rédaction
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Encore plus surprenante que la décision de la Banque centrale européenne (BCE) de réduire de 0,25 % ses taux d’intérêt fut l’explication donnée par Wim Duisenberg pour justifier cette baisse : les pressions inflationnistes, selon lui, « sont un peu moins fortes sur le moyen terme ». Le volume monétaire en Euroland, poursuivit-il, « ne présente plus de risque pour la stabilité des prix ». Ainsi, le risque d’inflation a « quelque peu diminué » du fait que les prix en forte augmentation de la nourriture dans l’UE, ainsi que l’impact des prix élevés de l’énergie vont « progressivement diminuer ».

En réalité, cependant, les perspectives se présentent autrement. Dans l’ensemble de l’UE, en avril, l’augmentation de l’inflation à la consommation a officiellement dépassé le plafond de 2 % par an préconisé par la BCE. En Allemagne, les prix à la consommation étaient de 2,9 % plus élevés qu’en avril de l’année dernière. En Italie, ils ont augmenté de 3 % pendant la même période et aux Pays-Bas de 5,3 %, soit le plus haut taux annualisé depuis 1982. La moyenne officielle des Quinze se situe à 2,6 % pour l’année, nettement au-dessus des 2 % tolérés par la BCE.

Aux Etats-Unis, les multinationales pétrolières prévoient une augmentation de 50 % des prix de l’essence au cours de l’été et l’on s’attend à une hausse des prix du gaz naturel suite aux pressions sur les centrales électriques dues aux températures élevées. Par conséquent, la hausse des cours internationaux est programmée. Entre-temps, la masse monétaire aux Etats-Unis augmente à un rythme de 15 % et au Japon de 8,4 %.

Par ailleurs, le prix de l’or a augmenté d’environ 15 dollars en deux semaines et les taux sur les obligations européennes et américaines à dix et trente ans sur le marché ont augmenté en dépit de la baisse des taux de la banque centrale. Ces deux facteurs font craindre le « retour de l’inflation ».

Selon le traité de Maastricht de 1991, la Banque centrale européenne a un seul et unique mandat : contrôler l’inflation et maintenir la « stabilité des prix ». Suite à la diminution de ses taux et à l’explication fournie par Duisenberg, l’euro a chuté à 0,87 dollar.

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