Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

L’initiative de paix proposée par la Syrie rejetée par Olmert

La rédaction
visites
916

Si l’ouverture de paix offerte par le président syrien Bachar al-Assad a été bien reçue par certains cercles dirigeants en Israël, elle a été totalement rejetée par le Premier ministre israélien Ehoud Olmert. Sa réaction n’est pas tout à fait inattendue étant donné que le gouvernement Bush, dirigé en réalité par le vice-président Dick Cheney, tient fermement à sa politique de changement de régime à Damas et prépare une attaque contre l’Iran.

Dans une interview donnée à l’hebdomadaire allemand Der Spiegel du 25 septembre, on demande à Bachar al-Assad où réside l’opportunité d’une initiative de paix. « D’abord, il est clair pour tout le monde que le statu quo de guerre, de conflit et d’instabilité n’est plus acceptable, répond-il. C’est là qu’intervient l’Amérique, car seule l’Amérique, avec son poids, peut être le principal médiateur de la paix au Moyen-Orient. (...) Le rôle diplomatique de l’Europe se développe aussi. Spécifiquement, nous ne voulons pas donner un rôle spécial aux Européens. Nous nous attendons à ce qu’ils travaillent de pair avec l’Amérique pour parvenir à la paix, et ce, sur la base d’une vision que l’Amérique doit développer. »

Quant au rôle de la Syrie, Assad estima qu’il « ne peut y avoir de paix au Moyen-Orient sans la Syrie. Les conflits libanais et palestinien sont inextricablement liés à la Syrie. J’ai déjà mentionné les 500 000 réfugiés. Si nous devions résoudre notre conflit territorial avec Israël uniquement sur les Monts du Golan, nous ne parviendrions pas à la stabilité. Nous ne ferions qu’écraser l’espoir des Palestiniens et les transformer de réfugiés en combattants de la résistance. C’est pourquoi la Syrie est déterminée à réaliser une solution globale de paix. »

Son approche de la question des réfugiés palestiniens correspond à celle mise en avant dans l’initiative de paix de la Ligue arabe . La création d’un Etat palestinien soulève des questions. « De quel genre d’Etat s’agit-il ? Un Etat souverain ou juste quelques petits bouts de terre s’étendant sur quelques kilomètres carrés ? Au fait, je ne crois pas que la majorité des réfugiés veuillent retourner en Israël. La plupart veulent revenir à une Palestine à l’intérieur des frontières de 1967. Mais pour le moment, Israël rejette même un tel retour. C’est inacceptable pour nous. »

Quant aux attaques verbales du président iranien Ahmadinejad contre l’Etat hébreu, Assad répond qu’il ne croit pas à la guerre, mais plutôt à la dissuasion. « Je ne dis pas qu’il faut rayer Israël de la carte. Nous voulons faire la paix. (...) Mais même mon espoir de paix pourrait changer un jour. Et lorsque l’espoir disparaît, la guerre est peut-être la seule solution. »

En Israël même, le président du parti Mertez-Yahad, Yossi Beilin, a appelé le gouvernement à donner une réponse positive aux ouvertures syriennes. « Si Olmert continue sur la voie de l’aveuglement et de l’arrogance, cela va nous mener à un nouveau conflit armé. Ne pas tenir compte de l’appel syrien à la relance des négociations et à la paix représente un abandon politique que je ne peux pas comprendre. » Le ministre de l’Education, le travailliste Yuli Tamir, a également soutenu l’ouverture de négociations avec Damas. Quant au ministre de la Défense, Amir Peretz, qui est par ailleurs président du Parti travailliste, il a déclaré : « Dès le moment où les conditions sont réunies pour des entretiens avec la Syrie, il faut y aller, parce que la Syrie représente la clé de la stabilité au Moyen-Orient. J’espère que ces conditions seront réunies. »

Tout autre est l’attitude d’Ehoud Olmert qui précisait au Yediot Ahronot que l’administration Bush croit que « la Syrie ne veut pas de la paix » et que lui-même ne considère pas Assad comme un partenaire d’un processus destiné à déboucher sur des négociations. Le secrétaire d’Etat américain, Condoleezza Rice, a également rejeté l’ouverture d’Assad. Le jour même de l’interview dans Der Spiegel, elle déclarait au Wall Street Journal que la Syrie continue de laisser des militants passer ses frontières pour s’infiltrer en Irak et l’a menacée de nouvelles sanctions.

Contactez-nous !