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L’invasion de l’Irak divise l’élite britannique

La rédaction
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L’éventualité d’une participation britannique à la guerre américaine contre l’Irak provoque de fortes tensions outre-Manche, dans les communautés politique et militaire et dans l’Eglise. Signalons notamment la décision du ministère de la Défense d’annoncer, bien plus tôt que ne le veut la tradition, la nomination du successeur du chef de l’état-major de défense impérial, sir Michael Boyce, qui doit prendre sa retraite au cours des prochains mois. Boyce s’opposerait discrètement à toute participation britannique à une guerre contre l’Irak et mettrait en doute les affirmations du Pentagone selon lesquelles Saddam aurait des liens avec Al-Qaida et détiendrait des armes de destruction massive. Apparemment, Boyce a critiqué à de nombreuses reprises certains commandants américains qui se comportent comme « une milice du XXème siècle. »

Sur la base de ses propres discussions avec des Britanniques influents, il semble que les sentiments de Boyce soient partagés par d’importants éléments de la structure militaire du pays. C’est ainsi que lord Bramall, l’ancien chef de l’état-major de la Défense de 1982 à 1985, a écrit une lettre de lecteur au Times de Londres (29 juillet) dans laquelle il indique que la guerre contre l’Irak risque de se traduire par un fiasco, similaire à l’invasion du canal de Suez en 1956.

Côté religieux, le nouvel archevêque de Canterbury, le révérend Rowan Williams, a pris ses distances, dès sa nommination, par rapport à la ligne officielle de Tony Blair, précisant qu’il ne soutiendrait aucune action militaire non approuvée par les Nations unies. Le chef actuel de l’Eglise anglicane, le Dr George Carey, se montre, quant à lui, beaucoup plus favorable à la guerre.

A trois reprises pendant la semaine du 22 juillet - lors d’une réunion de parlementaires travaillistes, d’un débat à la Chambre des Communes et d’une conférence de presse - Tony Blair a été assailli de questions sur ses intentions vis-à-vis de l’Irak. S’il a réussi chaque fois à esquiver la question, il a par ailleurs clairement signifié, dans des interviews et des fuites à la presse, sa solidarité totale avec George W. Bush.

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