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L’invraisemblable ruée qui précède le 5 novembre

La rédaction
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Alors que les entreprises américaines publient des rapports trimestriels désastreux, l’indice Dow Jones a grimpé de 1000 points, entre les 10 et 15 octobre, enregistrant ainsi sa plus forte progression en si peu de temps depuis avril 1933. Cette hausse outre-Atlantique, suivie par une évolution semblable sur les marchés européens et japonais, étant dénuée de substance, une seule conclusion s’impose : nous avons affaire à la plus grande opération de protection contre les plongeons depuis fin juillet. Son but : maintenir les marchés financiers à un certain niveau jusqu’aux élections législatives américaines du 5 novembre, comme on l’avait fait en 2000. On veut faire croire aux électeurs que « tout ne va pas si mal » dans le domaine économique et financier.

« D’ici aux élections du 5 novembre », commentait un spécialiste financier de la City, le 18 octobre, « je crois que l’administration Bush fera tout son possible pour injecter des liquidités dans les marchés et créer l’illusion de bonnes nouvelles économiques ; mais après, la réalité s’affirmera avec plus de force. » Un autre spécialiste européen décrit ce « boom » comme « la plus grande escroquerie que j’ai vue de toute ma carrière. Lorsque les actions grimpent fortement, comme ces derniers jours, c’est que vous avez affaire à des achats massifs de la part d’investisseurs institutionnels - banques, compagnies d’assurances, fonds de placement. » Mais, a précisé cet observateur, « j’ai vérifié » et « apparemment personne n’achète rien ». Les événements sont, d’après lui, « des plus irréels. Nous avons affaire à une gigantesque manipulation, à savoir une action coordonnée d’importantes banques centrales ».

Une remarque intéressante a été faite le 16 octobre par Eddie George, gouverneur de la Banque d’Angleterre et porte-parole du forum des 10 principales banques centrales. Lors d’un discours prononcé à Manchester, il indiqua que les marchés financiers avaient subi une dépression nerveuse. « Quelles qu’en soient les causes, les fortes chutes des cours des actions ont augmenté les inquiétudes quant à la vigueur des entreprises et à la confiance des consommateurs », dit-il, ce qui fait qu’au niveau international « le débat sur la politique monétaire s’est réorienté sur la possible nécessité de stimulations monétaires ».

Il faut se rappeler qu’au début de l’année, la Réserve fédérale avait publié les minutes d’une des réunions de son bureau directeur, révélant une intense discussion sur la nécessité de prendre des « mesures extraordinaires » si les stimulations monétaires habituelles ne suffisaient pas à arrêter la chute des marchés financiers.

Il n’est pas du tout certain que l’opération de « protection contre les plongeons » fonctionnera jusqu’au 5 novembre. En effet, selon des courtiers en produits dérivés, des « listes noires » circulent sur les marchés, nommant les institutions financières qui ne sont plus acceptées comme contreparties aux contrats en produits dérivés. Pour la première fois, ces listes comprennent quelques-uns des plus grands acteurs sur les marchés des produits dérivés, notamment des institutions qui brassent elles-mêmes plus de 20 000 milliards de dollars au casino des produits dérivés.

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