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L’offensive de Kennedy contre le parti de la guerre

La rédaction
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Dans un discours prononcé à Washington le 14 janvier, le sénateur Edward Kennedy s’est joint à ceux qui dénoncent la politique des néo-conservateurs. Il s’est livré à un sévère réquisitoire de la politique de guerre de l’administration Bush, insistant particulièrement sur le rôle du vice-président Cheney et de son équipe de faucons. Nous reproduisons ci-dessous des extraits de ce discours intitulé « L’Irak et la politique de l’administration Bush » :

« (...) Les citoyens de notre démocratie ont un droit fondamental de discuter et même de douter de la sagesse des politiques d’un président. Les citoyens de notre démocratie ont également un devoir sacré de sonner l’alarme et d’exposer à la lumière les politiques d’une administration qui conduit ce pays à une situation périlleuse. (...)

« Nulle part le danger pour notre pays et pour nos idéaux fondateurs n’aura été plus évident que dans la décision de partir en guerre contre l’Irak. L’ancien secrétaire au Trésor Paul O’Neill vient de révéler ce que beaucoup d’entre nous avaient soupçonné : que malgré leurs dénégations, le Président et ses conseillers avaient déjà commencé à préparer la guerre en Irak dès les premiers jours du gouvernement, bien avant la frappe terroriste contre la nation le 11 septembre. (...) On discutait déjà de renverser Saddam bien avant le début de cette administration. (...)

« Pendant la première guerre du Golfe, Paul Wolfowitz était haut conseiller auprès de Cheney, alors ministre de la Défense. Il était en total désaccord avec la décision du président Bush d’arrêter la guerre après avoir chassé Saddam du Koweit. A la fin de la guerre, Wolfowitz réunit un groupe de travail au Pentagone chargé de démontrer qu’il serait facile d’obtenir par la force un changement de régime en Irak. (...) Après avoir quitté le Pentagone, Wolfowitz est devenu le doyen de la John Hopkins School of Advanced International Studies et a continué à critiquer la décision de ne pas mettre fin au règne de Saddam. (...) [En 1998], Wolfowitz, Rumsfeld et 16 autres personnes - parmi lesquelles 10 font partie du gouvernement actuel ou en sont des conseillers officiels — ont écrit au président Clinton, l’exhortant à user de la force pour chasser Saddam. (...)

« Dès son entrée en fonctions en 2001, le président Bush s’entoura d’un groupe de conservateurs, dont Wolfowitz, Rumsfeld, etc., qui réclamaient depuis plus d’une décennie le renversement de Saddam Hussein par la force. Au début, le président Bush ne s’est pas prononcé publiquement sur cette question. Mais comme nous l’a dit Paul O’Neill, le débat existait bel et bien.

« Je connais Paul O’Neill et j’ai beaucoup de respect pour lui. (...) Dans son interview de "60 minutes" de dimanche dernier, O’Neill a déclaré que le renversement de Saddam avait été à l’agenda dès le premier jour du nouveau gouvernement. O’Neill dit : "Depuis le début, on était convaincu que Saddam Hussein était mauvais et qu’il fallait qu’il parte". On a cherché tous les moyens d’y parvenir. Le ton était donné. Le Président disait, "Trouvez-moi le moyen de le faire". L’agenda était clair : trouver une raison sérieuse pour en finir avec le régime de Saddam.

« Il y avait toutefois une certaine résistance à l’intervention militaire, certains estimant qu’il fallait renforcer les sanctions déjà en vigueur contre l’Irak. Saddam avait été endigué et ses capacités militaires avaient été affaiblies suite à la guerre du Golfe et à des années de sanctions et d’inspections de l’ONU. Lors d’une conférence de presse un mois après l’inauguration [présidentielle], le secrétaire d’Etat Colin Powell a déclaré : "Nous l’avons endigué". (...) Le lendemain, Powell affirma clairement que Saddam " ;n’avait développé aucune capacité significative d’armes de destruction massives" ».

« Puis, le 11 septembre 2001, des terroristes nous ont attaqués et tout a changé. (...) Les partisans de la guerre en Irak ont désespérément cherché à établir que Saddam était impliqué dans le 11 septembre et lié à Al-Qaida, et qu’il était sur le point d’acquérir une capacité nucléaire. (...)

« Peu après le 11 septembre, le président Bush a clairement indiqué que sa plus haute priorité était de trouver Oussama ben Laden. (...) Puis, peu après le début de la guerre en Afghanistan, le Président a commencé à préparer le terrain (...) pour l’Irak. (...) Dans son discours sur l’état de l’Union, le président Bush a élargi sa politique afghane à d’autres régimes terroristes. Il nomma les pays de l’« axe du mal » - Irak, Iran et Corée du Nord. (...) Nous avons cessé de nous concentrer sur la menace la plus imminente contre notre sécurité nationale - Oussama ben Laden et le réseau terroriste d’Al-Qaida.

« Par un coup politique extraordinaire, Cheney, Rumsfeld et Wolfowitz - l’axe de la guerre - se sont imposés. (...) C’est le vice-président Cheney qui a présenté au pays les arguments contre l’Irak qu’il avait sans doute défendus précédemment auprès du président Bush. (...)

« Une autre conséquence dangereuse de la guerre, c’est que notre armée est sur-déployée et surmenée. Près de 3500 de nos soldats ont été tués ou blessés. A la fin de 2004, 8 de nos 10 divisions d’active auront été déployées pendant au moins un an au Moyen-Orient, en soutien [aux opérations] en Afghanistan ou en Irak. (...)

« Nous cueillons les fruits empoisonnés de notre politique étrangère pernicieuse et arrogante. Le gouvernement a exploité la peur provoquée par le 11 septembre, déformant les renseignements et déformant la vérité afin de justifier une guerre qui pourrait bien devenir l’une des pires erreurs de la diplomatie américaine depuis plus de deux siècles. Il n’était pas nécessaire de faire la guerre. Il y avait des alternatives. La guerre doit être le dernier recours et cette guerre n’aurait jamais dû être lancée.

« Après avoir maintes fois lié Saddam Hussein à Al-Qaida et Oussama ben Laden pour justifier la guerre, le Président admet aujourd’hui que ce lien n’existait pas. (...) Le gouvernement est vindicatif et sur la défensive. Lorsque l’ambassadeur Joe Wilson a publiquement dénoncé le gouvernement pour avoir prétendu à tort que l’Irak avait acheté de l’uranium du Niger pour son programme d’armes nucléaires, le gouvernement a exercé des représailles contre sa femme, mettant potentiellement sa vie et sa carrière en danger. (...) »

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