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L’offensive de Tremonti couverte en France

La rédaction
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20 mars 2008 (Nouvelle Solidarité) — « La crise financière conduit à une soudaine remise en cause des dogmes économiques en Europe ». Voilà comment Le Monde introduit, en première page de son édition du 20 mars, un tour d’horizon des « critiques contre les excès du libéralisme », consacrant, plus loin, un article à « l’équipe de M. Berlusconi » dirigée par l’ancien ministre des Finances, Giulio Tremonti.

Après un court rappel de ses faits d’armes politiques, Jean-Jacques Bozonnet raconte comment Tremonti a créé la surprise (sic) avec son livre La Paura e la Speranza (La Peur et l’Espoir) :

« Giulio Tremonti démonte les mécanismes de la crise économique et financière née, selon lui, des excès de la mondialisation. Sur le ton vif du pamphlet, il s’étonne d’un "monde à l’envers où le superflu coûte moins que le nécessaire", expliquant que "20 euros suffisent pour aller de Rome à Londres alors qu’il en faut 40 pour faire ses courses au supermarché". La faute à "la dictature du tout-marché", qui est "la version dégénérée du libéralisme". L’économiste italien fait une analyse en forme de mea culpa : "Le marché, l’idéologie totalitaire inventée pour gouverner le XXIe siècle, a diabolisé l’Etat et presque tout ce qui était public ou communautaire, en mettant le marché souverain en position de dominer tout le reste, écrit-il. Maintenant, on ne peut plus dire que c’était la ligne juste, la seule ligne." »

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Le journaliste note ensuite : « Dans son scénario catastrophe, la crise financière venue des Etats-Unis, comparée par son ampleur à celle de 1929, frappera durement l’Europe si celle-ci ne se protège pas. »

A la fin de l’article, Bozonnet évoque « l’angoisse [de Berlusconi] de gouverner dans ces conditions » et rappelle de récentes déclarations de Tremonti dans La Repubblica, notamment son appel pour un nouveau Bretton Woods :

"Cette crise est globale, structurelle, elle ne se limite pas à la finance mais s’étend à l’économie mondiale. La crise de liquidité est en train de devenir une crise de solvabilité. Les instruments techniques utilisés jusque-là ont à l’évidence une utilité limitée. De toute façon, ils marquent le retour de l’intervention publique, le contraire des canons du marché. La solution de la crise n’est donc pas technique, mais politique. Il faut une rupture à la fois concrète et symbolique : un nouveau Bretton Woods. En 1944, on a fondé un nouvel ordre économique mondial, le temps est venu de substituer au désordre global un nouvel ordre global."

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Il est à noter que si en France, ce débat est encore au ralenti, en Italie, toutes les tendances y prennent part.

Avant-hier, c’est le secrétaire général du syndicat des ouvriers de la métallurgie, Giorgio Cremaschi, qui expliquait dans le quotidien Il Reformista que les critiques formulées par Tremonti contre l’OMC et ses appels pour un nouveau Bretton Woods, étaient des idées qui pouvaient être soutenues. Il partage également ses critiques de l’Union européenne, « conglomérat d’idéologies de libre échange et de pratiques bureaucratiques ».

« Je ne veux pas prédire de catastrophe, a déclaré le dirigeant syndical, mais, à moins que nous agissions immédiatement pour faire face à la crise, je vois se profiler un scénario de destruction ».

Ce que Tremonti met sur la table lui fait dire que celui-ci est plus à gauche que Padoa Schioppaoe, l’actuel ministre des Finances italien du gouvernement de centre-gauche de Romano Prodi. Il faut dire que Tremonti propose également que l’Etat intervienne pour protéger la population de la crise, en gelant le prix du pain, du lait et des pommes de terre.

A bon entendeur, salut.

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