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L’opposition à la guerre se fait entendre aux Etats-Unis

La rédaction
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Le 4 septembre à Washington, le député démocrate de l’Ohio Dennis Kucinich a parrainé le dernier d’une série de forums consacrés à la guerre contre l’Irak. La députée démocrate de l’Illinois Jan Schakowsky, présente à cette occasion, a relaté qu’elle avait tenu des réunions dans toute sa circonscription, lors des congés parlementaires d’été, et qu’en dépit de la diversité politique du public, il ne s’était trouvé que trois personnes pour soutenir une attaque contre l’Irak. A la veille de son retour à Washington, elle a tenu une dernière réunion devant une salle comble où pas une seule personne n’était favorable à une intervention militaire. Et d’ajouter que toutes les lettres et appels téléphoniques reçus à son bureau exprimaient une opposition à la guerre.

Elle a rappelé dans ce contexte le célèbre incident du golfe du Tonkin, en 1964, où une attaque fictive contre un navire américain avait servi de prétexte pour amorcer une escalade dans la guerre du Vietnam. Selon elle, l’un des objectifs de l’administration Bush est d’utiliser la question de l’Irak pour détourner l’attention des problèmes économiques.

De son côté, Kucinich a déclaré que le gouvernement n’avait aucune preuve de la possession par l’Irak d’armes de destruction massive. D’autres orateurs ont dénoncé la course à la guerre, comme Dennis Halliday, ancien directeur du programme de l’ONU Pétrole contre nourriture, qui a fait remarquer que « malgré ce programme (...), les Irakiens souffrent de malnutrition et d’un taux de mortalité élevé. Le chômage est massif. (...) Avons-nous oublié que c’est nous qui avons détruit les systèmes de gestion de l’eau en Irak ? »

Le même jour, un groupe d’organisations, dont l’International Action Center (IAC) de l’ancien ministre de la Justice Ramsey Clark, a tenu une conférence de presse au National Press Club de Washington. Clark a exposé les effets criminels sur la population irakienne de plus de dix ans de sanctions économiques. Un des collaborateurs de l’IAC a lancé : « Nous voulons un changement de régime, mais pas à Bagdad. Nous voulons un changement de régime aux Etats-Unis. (...) Le 26 octobre, des dizaines de milliers de personnes à Washington et à San Francisco descendront dans la rue, exigeant « de l’argent pour les emplois, l’éducation, le logement et la protection de l’enfance, et pour satisfaire les besoins de la population, pas pour une guerre d’agression contre le peuple irakien ». C’est alors que s’ouvrira le vrai débat aux Etats-Unis, quand le peuple sera dans la rue . »

Signalons aussi un troisième cas d’opposition à la guerre, venant de l’hebdomadaire juif Forward qui, jusqu’à récemment, se faisait plus ou moins le porte-parole des extrémistes d’Ariel Sharon en Israël. Dans deux numéros de la fin août, les éditoriaux de ce magazine dénoncent vigoureusement les préparatifs de guerre : « Le fait est que certaines personnes veulent de l’action, et depuis la disparition du communisme, Bagdad constitue sans doute une nouvelle cible bien commode, lisait-on le 23 août. (...) Si certains plaident aujourd’hui pour que l’on perde patience et risque ainsi un cataclysme mondial, nous sommes prêts à écouter leurs arguments. Le reste du monde aussi, à commencer par nos alliés européens et les Etats arabes modérés. Ils ont au moins autant intérêt que nous à stabiliser le Proche-Orient et à éviter une apocalypse nucléaire . »

Par ailleurs, les résultats d’un sondage intéressant viennent d’être publiés par le Council on Foreign Relations de Chicago : sur 9 000 Américains sondés, seulement 65 % pensent que les Etats-Unis devraient obtenir l’approbation de l’ONU et des alliés avant d’attaquer l’Irak. En outre, seulement 20 % des Américains et 10 % des Européens interrogés se disent favorables à une guerre unilatérale contre l’Irak.

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