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La BCE à la rescousse du système bancaire espagnol

La rédaction
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12 février 2008 (Nouvelle Solidarité) - Lors d’une conférence de presse la semaine dernière, le président de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet a dû répondre du renflouement du système bancaire espagnol et de l’acceptation par la BCE d’actifs douteux comme collatéraux.

« Nous n’avons pas changé nos règles » a-t-il répété trois fois dans une non-réponse à la question qui lui était posée. « Faisant face aux turbulences financières, nous n’utilisons que les instruments et les concepts décidés à nos débuts et nous n’avons pas inventé de nouveaux outils ni de nouveaux instruments » a-t-il dit pour se défendre d’avoir accepter des actifs titrisés (ABS). Mais c’est au moins un demi mensonge, puisque la BCE a bien changé ses règles en 2005 et 2006 pour élargir le champs des collatéraux recevables en échange de prêts aux banques.

En se basant sur les dires de la banque centrale espagnole, le Financial Times remarque que les banques de la péninsule ibérique ont emprunté 10 % des sommes émises par la BCE en direction des réseaux bancaires de la zone euro. Les banques espagnoles ont emprunté 44 milliards d’euros sur les offres hebdomadaires de la BCE au mois de décembre, contre 20 milliards en moyenne sur les 15 mois précédents. Et le journal financier londonien explique que les garanties en échange de ces prêts (collatéraux) sont des actifs hypothécaires titrisés (MBS) que les banques espagnoles ont accumulées ces dernières années et dont elles ne peuvent plus tirer de liquidité sur les marchés depuis l’été dernier. Les deux grandes banques espagnoles, BBVA et Santander, en possèdent respectivement pour 60 et 30 milliards.

S’il semble que, malgré les déclarations contraires de Trichet, la BCE tende à se comporter comme prêteur en dernier ressort, c’est que l’explosion du système bancaire espagnol pourrait entraîner le système euro dans sa chute. Nous avons donc un prêteur en dernier ressort de fait, se précipitant à l’aide des plus spéculateurs parmi les financiers, mais refusant de le faire pour l’industrie ou l’économie européenne en général.

Brève contenue dans l’Europe des patries et des projets

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