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La BCE va accélérer le krach global

La rédaction
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2 décembre 2009 (Nouvelle Solidarité) – Dans son discours d’ouverture prononcé devant le Congrès bancaire européen qui s’est tenu à Francfort le 20 novembre, le président de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, a fait connaître son intention de mettre un terme à la politique de bas taux d’intérêts et de fort soutien aux banques pratiquée jusqu’alors.

Cette déclaration a immédiatement fait paniquer « les investisseurs » (comprenez les spéculateurs), inquiets à l’idée de voir leur vache à lait menée à l’abattoir. En effet, c’est grâce au torrent de liquidités mis à la disposition des banques que l’orgie spéculative a pu continuer.

Cependant, banques et Etats se tiennent par la barbichette, car avec l’argent injecté, les banques achètent des bons du trésor et la dette des Etats, y compris de ceux qui sont au bord de la faillite, en particulier la Grèce, l’Irlande ou encore l’Espagne. Coincée entre le marteau et l’enclume, la BCE, qui craint l’arrivée de l’hyperinflation, projette donc de fermer les robinets. Cependant, en faisant ainsi, elle précipitera la faillite des Etats et transformera la zone euro en un vaste Dubaï.

A Francfort, Trichet commença son allocution en rappelant à son auditoire de banquiers que le soutien de la BCE aux banques leur fut accordé « au service des populations et au profit de l’économie en générale ». Bien que les banques « soient une composante majeure de l’économie », « l’appui qu’on leur accorde demeure un appui pour leur rôle dans l’économie et non aux banques elles-mêmes ».

Prenant prétexte d’une critique à l’encontre des bonus excessifs distribués par les banques, Trichet souligna que « les incitations néfastes à des prises de risque absurdes et des aventures à court terme doivent être éliminées ». Il s’amusa ensuite à citer « le fils le plus illustre » de Francfort, Goethe, qui disait en 1830 que « la question la plus importante, c’est d’apprendre à se maîtriser soi-même. Si je me laissais aller complètement, je pourrais très bien me détruire moi-même ainsi que mon entourage ».

Trichet rappela alors les énormes avantages, qui s’ajoutent aux faibles taux d’intérêts, offerts aux banques par des politiques monétaires non conventionnelles, en particulier le rehaussement du crédit, l’acceptation de titres de moindre qualité pour la prise en pension et toute une panoplie de mesures de soutien élargi au crédit, visant à conforter les marchés lors de tempêtes monétaires.

Dans ses conclusions sur ce qui est nécessaire pour ne pas s’installer dans ces mauvaises habitudes, créant une situation de « dépendance », Trichet précisa que, bien qu’il soit parfois indispensable d’utiliser des remèdes de cheval, la prolongation ad infinitum d’une telle thérapie « peut conduire les malades vers un état de dépendance et d’addiction. A un moment donné, il faut envisager d’interrompre la prise d’anti-douleurs si l’on veut que le malade se remette sur pieds ».

« Ce qui m’amène à aborder les mesures pour sortir de nos politiques monétaires non conventionnelles. La raison de l’abandon de ces mesures est à l’inverse de la raison de leur adoption. Nous avons introduit des mesures exceptionnelles dans des circonstances exceptionnelles. Ces mesures devront être progressivement retirées quand la situation se normalisera et que disparaîtra la raison qui avait présidé à leur introduction. »

Le Financial Times s’est immédiatement déclaré très inquiet d’une telle « annonce surprise de conditions plus sévères » concernant l’éligibilité des titres toxiques, notamment les Asset Backed Securities (ABS) comme collatéral auprès de la banque. La BCE, s’inquiète le quotidien financier, « cessera de fournir des liquidités en dollars pour des périodes de trois mois, et la prochaine étape à laquelle le monde financier se prépare, c’est l’arrêt sur un an des liquidités en euros, dont l’arrêt est prévu pour décembre ».

Le Financial Times rappelle à ses lecteurs que lors de la crise bancaire de l’année dernière, les banques de la zone euro ont de plus en plus mis en pension des ABS auprès de la BCE en échange de liquidités de bonne qualité. Cela représentait 28% du collatéral total présenté par les banques en 2008, contre 16% en 2007.


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