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La Banque du Sud, c’est parti !

La rédaction
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10 décembre 2007 (LPAC) - Sept pays d’Amérique du Sud ont franchi une étape historique, en créant, hier, la Banque du Sud, une banque régionale représentant les gouvernements souverains de la région, avec pour mandat de financer le développement intégré, économique et social de tous les pays de l’Union des Nations d’Amérique du Sud (UNASUR). Lors d’une cérémonie à Buenos-Aires, les présidents de l’Argentine, de la Bolivie, de l’Equateur, du Paraguay et du Venezuela, ainsi qu’un membre du gouvernement de l’Uruguay, ont signé le document fondateur établissant la Banque.

Bien qu’elle ne soit pas immédiatement opérationnelle, sa fondation plante le germe de la participation de l’Ibero-Amérique à la création d’un nouveau système financier international basé sur la souveraineté des peuples, libérés du diktat des intérêts financiers privés, dont le système est en pleine désintégration. Les obstacles auxquels la Banque du Sud a dû faire face à chaque étape de sa réalisation, dans tous les cas, sont le reflet d’opérations sales conduites par ces mêmes (Banque Santander, FMI,...). Ceux-ci sont apeurés par le fantôme de « l’opération Juarez », la stratégie pour l’intégration ibero-americaine que Lyndon LaRouche édicta en 1982, qu’ils voient renaître sous les traits de la Banque du Sud.

La nouvelle Banque permettra à l’Amérique du Sud « de nous libérer de ces chaînes qui nous retiennent à la dépendance financière », a lancé à la presse lors de son arrivée, Rafael Correa, le président équatorien, un des architecte intellectuel de la banque. Puis il ajoute : « Nous avons un passé commun. Désormais, il est temps de rechercher une destinée commune. » La Banque va libérer la région d’institutions comme le Fond monétaire international et la Banque mondiale, qui « nous ont tenus en esclavage avec leurs crédits », avait déclaré Correa sur son programme national radiophonique hebdomadaire de samedi.

Un eminent officiel brésilien ayant participé à la réalisation du projet, Luis Eduardo Melin de Carvalho, secrétaire aux Affaires internationales au ministère des Finances, a mis l’emphase sur la question de la souveraineté, dans sa déposition devant un comité du Congrès brésilien le 6 décembre. La Banque ne dupliquera pas ce que d’autres institutions multilatérales font, parce que ce doit être « une institution qui réponde directement aux gouvernements d’Amérique du Sud, sans liens politiques qui contraignent les desseins de la région », a-t-il dit.

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