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La Banque nationale suisse déclare la guerre aux banques systémiques

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5 juillet 2010 (Nouvelle Solidarité) – Alors qu’en France, sous le régime de l’omniprésident (de BNP-Paribas) Michel Pébereau, il reste « tabou » d’élaborer des plans de contingence du type Glass-Steagall pour éviter que la défaillance d’une grande banque menace l’ensemble du système et le contribuable, c’est précisément ce genre de réflexion qui progresse en Allemagne, en Italie et en Suisse.

Hier, lors d’un entretien avec le site blick.ch, Philipp Hildebrand, président de la Banque nationale suisse (BNS), a déclaré que dans la Confédération helvétique, on commence à faire des progrès sur la question des banques dites « too-big-to-fail » (trop grandes pour faire faillite).

D’après le quotidien Le Temps, « un combat se déroule en coulisse entre la BNS et les grandes banques à propos de la consolidation de leurs bilans. La commission d’experts nommée par le Conseil fédéral pour proposer des solutions au problème du « too big to fail » rendra son rapport en août. L’approche de cette échéance fait monter la tension entre la BNS et les responsables d’UBS et du Crédit suisse. »

Depuis 2009, les autorités suisses désirent imposer des règles plus strictes car elles ont dû renflouer UBS, dont les paris financiers avaient provoqué des dépréciations de plus de 50 milliards de dollars et des pertes énormes. UBS et Crédit Suisse, les deux plus grandes banques du pays, détiennent rien qu’à elles deux l’équivalent en actions de plus de quatre fois le Produit national brut de la Suisse, et la Commission d’experts gouvernementale exige qu’elles modifient leurs structures afin qu’elles puissent être scindées en deux en cas de défaillance de leur part.

Les grandes banques d’importance systémique (too-big-to-fail) doivent pouvoir faire faillite sans pour autant mettre en danger le reste de l’économie, a estimé vendredi Hildebrand. D’après le journal l’Echo, sans faire explicitement référence au précédent de la Loi Glass-Steagall adoptée par le Président Roosevelt en 1933, on s’oriente vers cette dynamique.

« En cas de faillite d’une grande banque, cette dernière devrait être en mesure d’assurer la continuité des activités vitales pour l’économie, notamment les trafics de paiement et l’activité de crédit ou de dépôt, a ajouté le patron de l’institut d’émission, rejoignant les recommandations qu’un groupe d’experts avait émises en avril. Ces experts avaient proposé d’externaliser les fonctions « vitales » des grandes banques, nécessaires au fonctionnement de l’économie, en cas de nouvelle crise », écrit le journal.

Le journal suisse SonntagsZeitung rapporte pour sa part que certains membres de la Commission estiment également qu’à l’avenir, l’on devrait obliger UBS et le Crédit Suisse à détenir des fonds propres deux à trois fois plus importants que jusqu’à maintenant.

M. Hildebrand a également évoqué les projets visant à garantir la survie des grandes banques en cas de crise, par une réglementation plus stricte des fonds propres, des liquidités et du taux d’endettement, comme cela a été décidé dans la Confédération. « La tentation de certains hommes politiques est grande, dans ce contexte, de lancer des initiatives nationales qui sont certes avantageuses sur le plan politique, mais qui ne visent pas forcément à renforcer le système financier », a estimé M. Hildebrand, ajoutant que « la politique devait résister à de telles tentations. »

Hildebrand disait aussi dans son entretien de dimanche que la BNS s’inquiétait de la bulle immobilière suisse. « Il n’y a aucune raison de paniquer, mais pas de raison non plus pour penser que tout baigne », disait-il. Patrick Raaflaub, qui préside l’autorité suisse de régulation (FINMA), avertissait également dimanche qu’en Suisse, tous les ingrédients existent pour une bulle immobilière. « Nous avons des taux extrêmement bas, des gens qui croient que l’immobilier est quasiment sans risque et une forte demande et des prix qui explosent », affirme-t-il.


Nos solutions :
Mettre les banques au pas et donner le la : le Glass-Steagall global et le précédent français


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