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La CNUCED met en garde contre un désastre économique imminent

La rédaction
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La 10ème Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), qui s’est déroulée à Bangkok du 12 au 19 février, a été marquée par la discussion sur les conditions désastreuses auxquelles le régime de mondialisation a condamné les pays en développement. Cette discussion va à contre-courant des idées de « nouvelle économie », basée sur le libre-échange, de marchés financiers globalisés et de « technologies de l’information », dont le président Clinton avait fait un éloge euphorique dans son discours sur l’état de l’Union ainsi que devant le Forum économique de Davos fin janvier.

Cent quatre-vingt-dix pays étaient représentés à Bangkok, mais le seul dirigeant du G-7 à y assister était le Premier ministre japonais Obuchi. Avant même le début de la conférence, la CNUCED avait publié un rapport sur les « Nations les moins développées » (NMD), dont le nombre a doublé au cours des trente dernières années. En 1971, on comptait vingt-cinq Etats NMD ; aujourd’hui, il y en a quarante-huit , dont trente-trois africains, quatorze asiatiques et un antillais.

Si ce rapport reconnaît que la CNUCED devrait contribuer à façonner la mondialisation en cours, « il y a de meilleures façons de finir un (...) millénaire qu’une guerre surimposée sur une crise économique majeure marquée régulièrement par de soudaines paniques alimentaires ». Le XXème siècle s’est terminé sans qu’aient été résolus « deux problèmes majeurs : le chômage de masse et l’inégalité croissante. (...) Dans les parties pauvres du monde, c’est-à-dire sur la plupart de la planète, la possibilité même d’un développement durable a été remise en question par la crise économique qui a commencé en Asie il y a deux ans. Cette crise, la cinquième crise monétaire et financière des vingt dernières années, mérite vraiment d’être appelée "crise du développement". »

Les nations en développement ont payé le prix de la mondialisation, tandis que les nations industrialisées ont bénéficié d’importations bon marché et de fuites de capitaux. Malgré la dévastation du secteur en développement, rien de substantiel n’a été entrepris pour y améliorer les conditions. Depuis l’abandon des taux de change fixes, le monde est confronté depuis trente ans à de la « volatilité constante (...) et d’une série de crises qui ont augmenté en intensité et en destruction ». A l’exception de la Chine, « la croissance dans le monde en développement (...) a disparu. (...) Un système économique mondial qui n’offre pas aux pays les plus pauvres, et aux populations les plus démunies en leur sein, des possibilités adéquates et réalistes de hausser leurs niveaux de vie, perdra inévitablement sa légitimité dans la majeure partie du monde en développement. Et sans cette légitimité, aucun système économique mondial ne peut durer. »

Au cours de la conférence, des avertissements bien plus sévères ont été entendus. Le 18 février, le président algérien Abdelaziz Bouteflika, qui préside aussi l’Organisation de l’unité africaine (OUA), a déclaré que l’Afrique est en train d’être « effacée de la carte. Ultimement, une nouvelle carte du monde se dessine et tout un continent, l’Afrique, est purement et simplement ignoré », a-t-il déclaré. Selon lui, les politiques des pays riches en ce qui concerne la dette, le commerce et la « démocratie » détruisent l’Afrique.

Parlant le 12 février à une réunion parallèle des pays asiatiques, le Premier ministre malaisien Mahathir a lancé une attaque cinglante contre la mondialisation. « Je suis effrayé (...) des préparations faites par certaines sociétés pour tirer avantage de la libéralisation et de la mondialisation. (...) Un oligopole mondial semble déjà émerger ». Mahathir n’a pas épargné les spéculateurs ayant provoqué la « crise financière asiatique » et les grandes puissances qui n’ont pas su réaliser des réformes économiques.

Le 12 février, Rubens Ricupero, président de la CNUCED, a tenu une conférence de presse avec le vice-Premier ministre thaïlandais Supachai Panitchpakdi. « Les flux de capitaux à court terme, dit-il, doivent être contrôlés. Sinon, il y aura une nouvelle crise financière. » Interrogé sur ses propres propositions, il a rappelé que la Malaisie avait appliqué avec beaucoup de succès un contrôle des capitaux.

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