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La CNUCED recommande des contrôles de capitaux

La rédaction
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Dans son rapport annuel de 1999, la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) fait remarquer qu’au cours des deux dernières années, « les conditions dans le monde en développement se sont fortement détériorées ».

A cause essentiellement de la libéralisation des marchés financiers, la « crise asiatique » qui a éclaté en 1997 a eu des effets dramatiques : « Virtuellement, tous les pays en développement et les économies de transition ont été affectés. Elle a provoqué le chaos en Extrême-Orient et en Russie en 1998, neutralisé les progrès réalisés en Amérique latine et, dans les pays les plus gravement touchés, fait disparaître les fruits de décennies de croissance et de réduction de la pauvreté. »

Le rapport relève aussi une exception de taille : « Les deux plus grands pays en développement, la Chine et l’Inde, sont des exceptions frappantes dans ce paysage autrement morne. Il est remarquable que ces deux pays aient résisté à la tentation de poursuivre une libéralisation prématurée du commerce et une rapide intégration dans le système financier mondial. »

Le rapport appelle donc à repenser les politiques de « mondialisation » de la « libéralisation [financière] » que les pays en développement ont dû adopter ces dernières années. Au lieu de la nouvelle ère de prospérité promise, suite à la libéralisation financière et à la détérioration des conditions commerciales, la plupart des pays en développement font face à des déficits commerciaux en croissance et à une plus forte dépendance vis-à-vis des capitaux étrangers à court terme. Le rapport note que ces afflux de capitaux étrangers sont « fortement instables et constituent donc une source non fiable de financement du développement. C’est particulièrement vrai pour les prêts à court terme et les portefeuilles d’actions qui, après avoir atteint au total 100 milliards de dollars au milieu de la décennie, ont chuté à 15 milliards de dollars après les crises financières en Extrême-Orient et en Russie. »

Pour ce qui est des taux de change, l’expérience récente a montré que, contrairement à la théorie libérale, les pays aux taux de change flottants « ne sont pas moins vulnérables à la crise financière que ceux à taux fixes. (...) Un consensus grandissant veut que les pays en développement visent à réaliser de vrais taux de change, combinés à un contrôle et à une régulation des flux déstabilisants de capitaux. Cela offre une alternative viable au flottement libre ou à l’entière dépendance monétaire envers une banque centrale étrangère. Des exemples réussis de contrôle sur les flux entrant et sortant abondent, du Chili à la Chine, l’Inde et la Malaisie, et fournissent un riche arsenal d’instruments pour une meilleure gestion des comptes financiers et des taux de change ».

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