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La Chine met en garde contre les hedge funds

La rédaction
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Le 11 décembre, le Quotidien du peuple a consacré une large place à la débâcle de la compagnie China Aviation Oil (CAO). Dans son principal commentaire, le quotidien officiel annonçait que Chen Jiulin, le directeur de CAO à Singapour, entre-temps suspendu, était impliqué dans des opérations sur produits dérivés (« qui ressemblent à des jeux de casino ») avec d’importants hedge funds et grandes banques internationales. L’utilisation des fonds de placement dans des buts spéculatifs est, d’ailleurs, interdite par la loi chinoise. Devant le tribunal de Singapour, Chen déclara que la Société générale l’avait « encouragé à s’engager dans des transactions sur les marchés à terme, avec des prêts à des conditions très favorables ».

Selon Zhou Tianyong, du Centre de recherches économiques du Parti communiste, cité par le Quotidien du Peuple, Chen Jiulin spéculait sur les contrats pétroliers à terme avec un « hedge fund géant ». Après avoir rappelé le désastre de la Barings, le journal a mis en garde contre « le manque de supervision de l’Etat sur sa propriété nationale et ses gestionnaires ». A partir de 2003, on a autorisé la CAO à mener des transactions sur ses titres pétroliers, mais l’entreprise s’est engagée de son propre chef dans la spéculation sur produits dérivés, truquant les comptes pour en couvrir les traces.

En août 1998, au plus fort de la crise financière asiatique, le gouvernement chinois avait interdit les transactions de couverture spéculatives. A l’époque, la Chine luttait contre les spéculateurs internationaux et, de tous les pays d’Extrême-Orient, avait été le seul à remporter la spectaculaire « bataille de Hong Kong ». En juin 1999, le Conseil d’Etat chinois prit une mesure supplémentaire interdisant « les transactions à terme hors cote ». Le Quotidien du peuple conclut que les entreprises chinoises devraient être conscientes de l’hostilité de l’environnement international.

La veille, le 10 décembre, l’administration des changes (SAFE) a fait savoir qu’aucune spéculation sur la revalorisation du renminbi « ne serait tolérée ». « Nous lançons une sérieuse mise en garde à tous les spéculateurs engagés dans des activités spéculatives illégales : la SAFE (...) tiendra compte de toute activité et de tout méfait susceptibles de créer le désordre sur notre marché des changes ». Cette annonce venait en réponse aux informations selon lesquelles des fonds spéculatifs, ayant des engagements par effet de levier de 1000 milliards de dollars, étaient entrés en Chine pour spéculer sur une revalorisation du renminbi par rapport au dollar, auquel il est lié depuis une décennie par un taux de change fixe. La SAFE a constaté des « phénomènes anormaux » comme la manipulation des recettes à l’import-export et des emprunts excessifs.

« Ces comportements ont les caractéristiques d’un arbitrage spéculatif », déclara le porte-parole de la SAFE, mentionnant en particulier le secteur de l’immobilier chinois. Il existe quelques échappatoires dans le système financier chinois que les spéculateurs peuvent exploiter, mais, d’après lui, du fait que le renminbi n’est pas totalement convertible, les fonds spéculatifs ont du mal à entrer en Chine et à en sortir. Désormais, la SAFE surveillera de plus près les flux de capitaux.

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