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La Chine ne financera pas éternellement
le déficit américain

La rédaction
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Lors du Forum économique mondial de Davos, le 22 janvier, Zhu Min, directeur de la plus grande banque chinoise de devises étrangères (Banque de Chine), a tenu des propos d’une franchise exceptionnelle : « Tous les pays asiatiques détiennent des dollars pour des raisons de sécurité, mais à un certain moment, il faut y mettre fin. C’est une histoire d’amour. Mais tout le monde sait que cette histoire doit finir . »

La Chine utilise actuellement son excédent commercial pour acheter des bons du Trésor américains comme devise de réserve et d’autres pays asiatiques font de même, mais, à terme, cette pratique n’est pas viable, a déclaré Zhu Min, selon le China Daily. « La Chine va se concentrer de plus en plus sur la demande intérieure, qui connaît une croissance rapide. Elle ne pourra plus financer le déficit américain. Nous ne pouvons pas continuer à exporter nos biens au taux de 30%. C’est trop. » ajouta-t-il.

Il est vrai que l’économie chinoise enregistre une croissance remarquable, mais, d’un autre côté, elle doit relever deux immenses défis : intégrer quelque 800 millions de paysans dans une économie industrielle moderne et réduire le fossé de richesse le plus extrême au monde entre la côte relativement développée et l’arrière-pays. Pour réussir cette difficile transition, selon Zhu Min, la Chine n’a pas l’intention d’opérer une réévaluation brutale de sa monnaie, le renminbi.

Un groupe de sénateurs américains, toujours selon le China Daily, a demandé au vice-président Dick Cheney, qui participait au Forum de Davos, de faire pression sur les Chinois pour qu’ils abolissent les contrôles de change. A ce sujet, Zhu a indiqué que le renminbi pourrait, dans un premier temps, s’échanger contre le dollar dans une marge comprise entre 0,3% et 2,5%. « L’objectif final est de rendre le renminbi flexible et flottant. L’objectif n’est pas un seul ajustement de choc. La solution consiste à bâtir un système. » Ce directeur de la Banque de Chine n’a pas mentionné de calendrier.

Signalons aussi dans ce contexte la visite du président Hu Jintao en France à partir du 26 janvier. Le 23 du mois, le porte-parole du Quai d’Orsay, Hervé Ladsous, avait souligné « le caractère spécial de cette visite », précisant que la convergence entre les deux pays n’avait jamais été aussi poussée.

A la fin de l’année dernière, François Heisbourg, directeur de la Fondation pour la recherche stratégique, a fait paraître un commentaire dans l’International Herald Tribune, dans lequel il affirme que la Chine « limitera le pouvoir américain » à l’aide de son « arme économique » ;. La crise à laquelle les Etats-Unis font face en Irak, écrit-il, paraît bien pâle lorsqu’on la compare aux « changements tectoniques à venir » entre la Chine et les Etats-Unis. Citant la dépendance américaine envers la Chine en matière monétaire, il estimait que « si la Chine devait cesser d’accumuler des dollars, le résultat serait une chute libre incontrôlée de la monnaie américaine, entraînant un choc systémique pour toute l’économie globale. Autrement dit, la Chine tient le sort de la reprise économique américaine dans ses mains. »

Heisbourg admet cependant que, dans ce cas, la Chine serait aussi atteinte, sinon plus, que les Etats-Unis et en subirait des « conséquences sociales dramatiques ». Toute rupture avec le dollar équivaudrait à « utiliser une arme nucléaire, ce qui n’est ni rationnel ni envisageable. » ; Heisbourg ne le dit pas, mais la solution serait que l’Europe offre à la Chine une politique comme celle proposée par Lyndon LaRouche (nouveau Bretton Woods et Pont terrestre eurasiatique) afin de faire face à un tel « changement tectonique » dans les affaires financières et monétaires internationales.

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