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La Chine réduit sa délégation aux réunions du FMI

La rédaction
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La Chine n’enverra que des observateurs officieux aux réunions annuelles du FMI et de la Banque mondiale prévues ce mois-ci à Washington, nous a confié un banquier pékinois le 8 avril, confirmant ce que le ministère américain des Finances avait laissé entendre quelques jours plus tôt. En février, le ministre chinois des Finances Jin Renqing et le gouverneur de la Banque populaire de Chine (BPC) Zhou Xiaachuan avaient participé à la réunion du G-7 à Londres.

Or, « Il n’est pas logique que le G-7 invite la Chine à rencontrer les nations développées, alors qu’elle reste une nation en développement », commentait ce banquier. D’ici la fin de l’année, la Chine conservera son statut « transitoire » de membre de l’OMC, en vertu duquel elle est considérée comme une nation en développement. En réalité, les Etats-Unis, le Japon et d’autres pays exercent de fortes pressions sur la Chine pour qu’elle accepte de réévaluer sa monnaie.

Notre interlocuteur estime que la Chine pourrait peut-être permettre « plus de flexibilité » dans son mécanisme de taux de change, d’abord en élargissant la bande de fluctuation du renminbi contre le dollar, éventuellement dans un an et demi ou deux ans. Cependant, comme le déclarait le Premier ministre Wen Jibao : « Nous modifierons le mécanisme de taux de change - au moment où l’on s’y attendra le moins ! »

Pour protéger son système financier, la BPC a créé des départements chargés de lutter contre le blanchiment d’argent et les flux spéculatifs, dirigés par LI Ruogo, qui avait attiré l’attention sur lui il y a quelque temps en recommandant aux Etats-Unis de balayer devant leur porte avant d’exercer des pressions sur d’autres pays en matière financière.

Le problème est de taille puisque des fonds « clandestins » pénètrent en Chine pour spéculer au marché noir sur les taux de change et les taux d’intérêt. La BPC s’inquiète particulièrement des hedge funds américains qui exercent de fortes pressions spéculatives.

De nouveau, le 7 avril, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Qin Gang, a déclaré lors d’une conférence de presse à Pékin que les Etats-Unis devraient rechercher dans leurs propres affaires internes les causes de leur déséquilibre économique avec la Chine. Il réagissait ainsi à une proposition du Sénat américain d’appliquer des tarifs douaniers punitifs pour forcer une réévaluation de la monnaie chinoise contre le dollar. Si un pays est incapable de soutenir ses déficits avec une épargne interne, « il ne peut que dépendre de l’épargne d’autres pays. En déterminant si une devise est sous-évaluée ou pas, on ne prend pas uniquement en considération le commerce bilatéral, mais aussi le commerce multilatéral. La Chine a des excédents commerciaux avec les Etats-Unis, mais un déficit commercial avec plusieurs de ces partenaires asiatiques », a déclaré Qin. Une large part des exportations chinoises est produite par des usines situées en Chine et financées par des sociétés étrangères, notamment américaines.

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