Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité
Brèves

La Chine s’efforce de contrôler son « économie-bulle »

La rédaction
visites
827

Le gouvernement chinois a pris une série de « mesures fortes », selon son Premier ministre Wen Jiabao, afin de contrôler les différentes « bulles » spéculatives qui gonflent rapidement. Depuis le début de l’année, Pékin met en garde contre les risques de « surchauffe » économique, en raison du trop-plein d’investissements dans trop peu de secteurs, notamment le bâtiment urbain. Le grave déséquilibre de l’économie chinoise - entre la pauvreté de l’économie rurale, avec ses 800 à 900 millions de personnes, et la côte beaucoup plus prospère - risque de mener à une explosion, comme le savent très bien les dirigeants, qui craignent aussi l’inflation.

En 1994, le Premier ministre d’alors, Zhu Rongji, avait imposé un ensemble de contrôles similaires en Chine, pour ramener sous surveillance les bulles immobilière, boursière et celle des zones de développement. Il instaura aussi un lien strict entre le yuan et le dollar américain (encore en vigueur) afin de décourager la spéculation sur devises. Il y a dix ans, ces mesures ont été relativement efficaces, mais aujourd’hui, il n’y pas de solution pour l’économie chinoise dans le cadre d’un système financier mondial totalement pourri.

Les pays asiatiques supportent un fardeau excessif de réserves de devises étrangères, notamment de dollars américains en perte de vitesse. Fin 1997, ils détenaient l’équivalent de 497 milliards de dollars de réserves, fin 2003, ils en détiennent 1300 milliards. Par conséquent, ces pays sont terriblement vulnérables face à une économie américaine surendettée et à la chute imminente du dollar. La Chine, avec 403,3 milliards de dollars de réserves fin 2003, arrive en deuxième position après le Japon. En même temps, les investissements massifs dont elle a besoin pour surmonter les « goulets d’étranglement » font défaut.

A la veille de son départ pour l’Europe, Wen Jiabao a déclaré, dans une interview avec Reuters, que la Chine devait « prendre des mesures efficaces et vigoureuses pour résoudre ces problèmes le plus rapidement possible ». Le gouvernement a adopté des contrôles plus stricts des prêts bancaires et des restrictions sur différents nouveaux projets et sur la mauvaise utilisation de terrains pour des projets inutiles. « Nous croyons que toutes ces mesures vont être appliquées à l’avenir et nous espérons éviter des hauts et des bas importants dans notre développement économique. » Globalement, selon Wen, l’économie chinoise est en bonne forme et la Chine ne cédera pas aux pressions internationales en modifiant « imprudemment » le lien entre sa monnaie et le dollar.

A la fin de la semaine dernière, Pékin a envoyé une directive aux gouvernements régionaux et locaux, leur signifiant qu’aucun nouveau projet d’acier, d’aluminium ou de ciment ne serait approuvé cette année et que tout projet de faible qualité ou faisant double emploi devrait être annulé. Par contre, les projets agricoles, infrastructurels et sociaux seront poursuivis. Le 25 avril, la Banque populaire de Chine a augmenté de 7 à 7,5 % le niveau obligatoire des réserves des banques commerciales, tout en augmentant d’au moins 15 % celui des fonds propres des entreprises. Elle espère ainsi réduire les prêts bancaires et la croissance du crédit. La banque centrale a démenti les rapports parus dans certains médias asiatiques, suivant lesquels un « gel » total avait été imposé aux nouveaux prêts bancaires et que les taux d’intérêts allaient augmenter. La dernière hausse des taux remonte à 1995.

La directive souligne la nécessité de ne pas aggraver les « goulets d’étranglement » critiques dans l’énergie et le transport, ni les pénuries de charbon et de pétrole. Par ailleurs, les prix des matières premières, dont beaucoup sont importés (notamment le pétrole et l’acier), augmentent trop rapidement. La construction de projets a augmenté de 26,7 % en 2003 par rapport à 2002, et, pour l’industrie de l’acier, de l’aluminium et du ciment, le taux de croissance a presque doublé. En dépit des efforts pour réduire la croissance cette année, les investissements dans des biens d’équipement ont augmenté de 43 % au cours du premier trimestre.

Contactez-nous !