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La City de Londres piquée à vif par les 5 professeurs anti-euro allemands

La rédaction
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9 juillet 2010 (Nouvelle Solidarité)—Les cinq professeurs allemands venaient à peine de finir leur conférence de presse de Berlin, le mercredi 7 juillet, que les porte-paroles de la City de Londres avaient déjà sorti leurs escopettes pour leur tirer dessus. Rappelons que Wilhelm Hankel, Karl Albrecht Schachtschneider, Wilhelm Noelling, Joachim Starbatty et Dieter Spethmann, ont déposé, le 7 mai dernier, une requête auprès de la plus haute cour allemande pour qu’elle déclare inconstitutionnel le plan de « sauvetage » européen pour la Grèce. Certains d’entre-eux avaient déjà combattu l’Euro au moment où il avait été proposé.

Le tir est d’abord venu du Financial Times Deutschland, édition allemande du célèbre quotidien financier de la City. Dans un article paru dans leur édition du 8 juillet, intitulé « Le retour des docteurs fin du monde de l’Euro », David Boecking remarque que « le soutien pour de telles propositions ne vient pas que des lieux inoffensifs. Parmi ceux qui se démenaient le plus pour poser des questions à la conférence de presse, il y avait des journalistes (…) de Neue Solidarität, l’organe du Bürgerrechtsbewegung Solidarität [Büso] », parti frère de Solidarité & Progrès outre-Rhin, un mouvement qui, prétend-il, « penche aussi à droite ».

Mais c’est l’une des banques du cœur même de l’oligarchie anglo-hollandaise, ING qui, telle une sèche, s’est mise à cracher son venin. Selon le porte-parole de la City, Ambrose Evans Pritchard, éditorialiste du quotidien londonien, Daily Telegraph, le récent rapport d’ING sur les conséquences qu’entraineraient sur la zone Euro, le départ d’un ou des plusieurs pays, serait « une attaque contre ces politiciens et économistes allemands » qui pensent que des pays comme la Grèce ou d’autres dans la même situation, se trouveraient mieux en quittant la zone Euro.

Evans Pritchard écrit qu’après les atermoiements initiaux de l’Allemagne à donner son feu vert à un plan de renflouement de la Grèce et de l’Europe, Merkel et les élites allemandes semblaient avoir définitivement tourné la page sur ces questions en votant pour le plan. Mais, dit-il, les marchés « ont été incapables de se stabiliser », et ils ont « le sentiment que ces batailles ne sont pas encore finies en Allemagne ».

Evans Prichard donne pour preuve le fait « qu’il y a actuellement quatre plaintes déposées à la Cour constitutionnelle allemande, qui toutes considèrent le plan ‘d’aide’ à la Grèce comme une violation des traités européens et donc, de la Loi fondamentale allemande. » Il averti que bien que la Cour ait refusé l’injonction immédiate demandée pour bloquer cette aide, « elle n’a pas encore statuée sur le fond de ces cas ». Il rapporte, dans ce contexte, qu’« un groupe de 5 professeurs vient de renforcer sa requête originale contre ce plan, décrivant les méthodes utilisées pour le faire passer comme "putschistes et anti-démocratiques" », et qu’ils considèrent que « cette voie conduit l’Allemagne à sa ruine ». Evans Pritchard note aussi qu’ils ont été rejoints par le Centre de politique européenne de Freiburg qui milite pour faire reconnaître que l’utilisation par l’UE des 60 milliards d’euros pour ce plan d’aide, invoquant l’article 122 du traité de Lisbonne, est illégale.

Quand au rapport de la banque ING, il peint en noire les conséquences des départs de la zone euro. Le ‘traumatisme initial’ provoqué par un tel éclatement de l’Union monétaire européenne, prétend-il, « serait suffisamment grave pour obliger ceux pour qui la sortie de l’UEM est une option, à prendre une pause pour mieux réfléchir. Pour ING, de tels départs provoqueraient un ‘choc déflationniste‘ en Allemagne, ‘une déflation aigüe’ aux Etats-Unis, et serait carrément ‘suicidaire’ pour la Grèce. »

Le rapport est tout de même obligé de constater que le débat sur un tel éclatement « n’est plus seulement le produit de l’imagination fiévreuse des Anglo-saxons. Il s’est répandu aux cercles des décideurs de la zone euro et doit maintenant être analysé comme un risque sérieux. Un sondage de 440 dirigeants de banques et d’entreprises par RBC Capital Markets a trouvé que 50% d’entre-eux s’attendent à ce qu’au moins un pays quitte l’UEM d’ici 2013, et un quart d’entre-eux s’attendent à son effondrement pur et simple » !

ING ne nous dit pas quelle seraient les conséquences d’un tel éclatement pour l’oligarchie anglaise. Un infarctus généralisé ?


Pour approfondir le sujet :

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