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La City de Londres sur la défensive, alerte au faux Glass-Steagall

La rédaction
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17 juin 2011 (Nouvelle Solidarité) – Pendant que le rétablissement de la loi Glass-Steagall de Franklin Roosevelt est à l’ordre du jour aux Etats-Unis, ouvrant la voie à une mise en faillite de la filiale américaine de la City qu’est Wall Street, ne vous laissez pas piéger par les fausses informations émanant de Londres et du futur gouverneur de la BCE et ancien directeur de Goldman Sachs, Mario Draghi.

Le 15 juin, lors d’une réception à la Mansion House du Lord-Mayor de la City de Londres, le ministre des Finances britannique George Osborne, a annoncé la séparation des banques d’affaires et des banques de détails, une mesure qui peut paraître similaire à la loi Glass-Steagall que Roosevelt avait établie en 1933, pour démanteler Wall Street et briser le perfide levier d’influence de la City aux Etats-Unis. Il n’en est rien. D’abord, la nouvelle loi britannique n’exige qu’une simple séparation des différents types d’activités tout en les laissant sous le même toit. Il ne s’agit donc pas de briser la puissance de chantage et de pillage qu’exercent les banques universelles sur l’économie et les Etats. Comme le note Marc Roche lui-même, correspondant du Monde à la City, « le lobby de la City se frotte les mains. A ses yeux, [cette] solution évite le scénario cauchemar : l’éclatement des grandes enseignes universelles comme ce fut le cas avec le Glass-Steagall Act aux Etats-Unis dans les années 1930. »

La veille, Mario Draghi, qui succèdera en novembre à Jean-Claude Trichet à la tête de la BCE, a semé la confusion au parlement européen en laissant croire aux naïfs députés, du haut de son autorité d’expert, qu’il était favorable à Glass-Steagall. Auditionné par la Commission des affaires économiques et monétaires, Draghi, qui préside le Conseil de stabilité financière (FSB) à la BRI, a été sommé de se justifier sur son opposition à Glass-Steagall. « Je n’ai jamais été contre. Sur la séparation des banques... ou plutôt des activités de marchés et le reste, le FSB l’a intégré dans sa série de propositions. La Commission européenne a décidé de ne pas suivre, mais si elle le voulait, elle le pourrait. C’est l’option qu’ont choisie les Etats-Unis » (sic). Il ne s’agit en fait que de la « Volcker rule », une régulation fantôme poussée par Wall Street et Obama l’an dernier pour tuer dans l’œuf le débat sur Glass-Steagall.

Ces deux évènements montrent que l’oligarchie financière est plus que jamais sur la défensive, au moment où la politique de renflouement de Wall Street et de l’Euro qui lui permettait depuis 2008 de rester artificiellement en vie, touche à sa fin et ne peut plus être renouvelée. Car derrière ces débats dont les peuples ne sont que trop peu informés et équipés pour comprendre, il y a en réalité une guerre à mort. Elle oppose l’empire financier global mis en place par la City [*] après le décès de Franklin Roosevelt, et la faction patriote fidèle à l’héritage constitutionnel de la Guerre d’Indépendance incarné par Roosevelt — un système anti-monétariste —, menée par l’économiste Lyndon LaRouche.

Lors de la conférence internet de LaRouche du 8 mai 2010, un économiste de cette faction rapportait que lors d’un voyage à Londres, des officiels du ministère des Finances britannique l’avaient mis en garde : « Toute tentative américaine de rétablir le système Glass-Steagall serait considérée comme acte hostile envers la Grande-Bretagne (…) un responsable du Foreign office contacterait ses homologues au département d’Etat américain pour rendre cette position claire. »

Les européens doivent donc choisir leur camp : rester jusqu’au bout fidèle à la City et sombrer dans le chaos de la « zone euro », ou bien s’allier à cette vraie Amérique dans le combat pour l’auto-détermination des peuples et le droit au développement.


[*que l’on peut appeler à titre pédagogique « le second empire britannique » bien qu’en réalité ce ne soit que la continuité du premier instauré en 1763, mais progressivement écrémé de ses aspects coloniaux anciens, au profit d’un système financier offshore mondial, encore bien plus perfide.

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