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La Commission fiscale d’Obama et du groupe Inter-Alpha : dictature financière contre les USA

La rédaction
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19 novembre 2010 (Nouvelle Solidarité) – En janvier dernier, le Président Obama créait la « Commission nationale pour la responsabilité du budget et la Réforme », qui doit prochainement rendre son rapport comprenant des propositions pour des mesures d’économie draconiennes de réduction du déficit public. Aux Etats-Unis, cet organe créé par décret présidentiel suite à son rejet par le Congrès démocrate a été surnommé Commission « Croquettes pour chat », parce qu’après les coupes budgétaires prévues, tout ce que les retraités pourront s’acheter à manger, ce seront des croquettes pour chats.

Nommés par Obama lui-même, les deux présidents de la Commission, l’ancien sénateur républicain Alan Simpson et l’ancien chef de cabinet de la Maison Blanche, Erskine Bowles (qui siège aussi au Conseil d’administration de Morgan Stanley), ont déjà rendu public le 10 novembre, dans la précipitation, leurs « recommandations » avec 58 points d’économies. Ils exigent des coupes budgétaires à hauteur de 3800 milliards de dollars ciblant essentiellement la protection sociale (les assurances maladie Medicare et Medicaid, ainsi que les retraites), ainsi que les dépenses générales du Gouvernement fédéral (200 milliards).

Si 14 des 18 membres de la Commission donnent leur accord pour ce plan, le Congrès ne peut qu’accepter ou refuser en bloc, sans pouvoir y apporter de modification, et ceci sous 30 jours. Visiblement, Simpson et Bowles ne disposent pas des 14 voix nécessaires et, en publiant leur plan dès maintenant, comptent faire monter la pression des médias sur les membres de la Commission qui ne veulent pas de ces propositions, afin que l’ensemble des propositions soit adopté en décembre par le Congrès sortant. De nombreux députés démocrates ont souligné à juste titre que le droit de décider des taxes et des dépenses, selon la Constitution, appartient au Congrès et que cette Commission s’était arrogé ce droit de manière anticonstitutionnelle. Les économistes démocrates James Galbraith et Dean Baker ont virulemment attaqué la Commission, lui reprochant de s’attaquer aux comptes sociaux pour réduire un déficit causé par le renflouement de Wall Street, et d’avoir de surcroît exclu toute proposition de taxer le secteur financier, soulignant que ce n’est probablement pas sans lien avec le mandat d’Erskine Bowles à Morgan Stanley.

Si les exigences de la Commission « Croquettes pour chat » ne passent pas maintenant, le Président Obama compte sur la nouvelle majorité républicaine (qui siègera dès janvier) et qui est dominée par des hayekiens fanatiques comme Rand Paul. Celui-ci affirmait le 12 novembre sur Fox News : « La Commission de la dette a quelques bonnes idées, mais… pour moi c’est trop peu et trop tard ». Et Obama déclarait lui-même le 7 novembre, dans l’émission 60 minutes sur CBS qu’il était encore plus décidé que les Républicains en ce qui concerne les coupes « nécessaires » (c’est-à-dire l’assurance vieillesse étatique et l’assurance maladie Medicare pour les retraités et Medicaid pour les faibles revenus).

Dès le début, le banquier de Wall Street Peter Peterson et la Peter G. Peterson Foundation ont été les premiers à promouvoir les efforts pour la création de cette Commission. Peterson est depuis 40 ans aux côtés de Lord Jacob Rothschlid et du groupe bancaire Inter-Alpha de Londres, qui contrôle la majeure partie des banques et de la finance dans le monde. De 1971 à 1973, Peterson a contribué, dans le gouvernement de Richard Nixon, avec George Shultz, à la destruction du système monétaire de Bretton Woods de Franklin Roosevelt. Plus tard, il fut président du directoire du Lehman Brothers de George Ball où il vantait la puissance de « l’entreprise mondiale », avant de fonder, en 1985, Blackstone Partner, l’un des plus grands Private Equity Funds du monde, dans lequel Lord Jacob Rothschild est aussi très présent.

Depuis son départ de Blackstone, qu’il quitta avec la modique somme de 2 milliards de dollars, Peterson travaille au démantèlement de la République américaine grâce à des coupes massives dans les revenus et budgets, en particulier dans la Sécurité sociale et la santé. Pendant les auditions du Sénat en janvier dernier sur les coupes proposées, les plus fanatiques (y compris le proche conseiller d’Obama, Peter Orszag) exigeaient un automatisme d’économies sur la base de 60% de la dette public par rapport au PIB et une limite de déficit de 3% du PIB, comme pour les pays membres de l’UE soumis aux critères assassins de Maastricht.


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