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La Corée du Sud de retour à la case départ

La rédaction
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En dépit du doublement des valeurs de la Bourse de Séoul depuis février 1999, le système bancaire et le monde des entreprises n’ont jamais été aussi près de la faillite depuis le renflouement international lancé en octobre 1997 (qui s’élevait à 58 milliards de dollars), et l’opération de sauvetage de dernière minute entreprise à Noël par le secrétaire américain au Trésor d’alors, Robert Rubin.

Le fait que Daewoo, le deuxième chaebol sud-coréen, se soit trouvé en défaut de paiements sur l’équivalent de 5,9 milliards de dollars venus à échéance en juillet, met en évidence la situation désespérée de nombreuses entreprises sud-coréennes depuis le krach d’automne 1997. Pour empêcher une panique financière, le ministère des Finances, le gouverneur de la Banque centrale et le directeur de la Commission de surveillance financière (CSF) ont tenu une réunion d’urgence le 25 juillet et annoncé une série de mesures destinées à restaurer la confiance.

Outre que 69 créanciers coréens de l’entreprise lui ont accordé une période de grâce de six mois sur 8,3 milliards de dollars de dettes à court terme, ainsi que de nouveaux crédits s’élevant à 3,3 milliards de dollars, les autorités ont décidé de maintenir les taux d’intérêt à un faible niveau, d’utiliser des fonds publics pour acheter des obligations coréennes et d’annoncer la vente sous peu de certains actifs et filiales de Daewoo. Selon les chiffres officiels, Daewoo a une dette totale de 50 milliards de dollars, dont 40 milliards envers des créanciers coréens et 10 milliards envers des banques étrangères, notamment les françaises BNP, Paribas et Crédit Lyonnais, les néerlandaises ING et ABN-Amro, ainsi que plusieurs asiatiques.

Plus de la moitié de cette dette extérieure vient à échéance dans les cinq derniers mois de 1999. Selon des estimations officieuses, la dette de Daewoo, comprenant les passifs « cachés » des filiales, se monterait en vérité à 80 milliards de dollars. Le 30 juillet, la CSF a envoyé une lettre à tous les créanciers étrangers du conglomérat, leur demandant de refinancer les dettes en question.

Entre-temps, d’après des représentants de ces banques, leurs sièges sociaux réclament un paiement immédiat, ce qui acculerait Daewoo à la faillite. Une telle évolution ferait doubler la quantité de créances douteuses dans le système bancaire coréen et pourrait déclencher des cessations de paiement en chaîne. Profitant de la quasi-faillite de Daewoo, le Fonds monétaire international, Standard & Poor’s et certains créanciers étrangers redoublent les pressions sur le gouvernement de Séoul pour qu’il démantèle les grands chaebols industriels et vende à bas prix leurs actifs à des investisseurs étrangers. Le 29 juillet, Standard & Poor’s a baissé la notation de Daewoo à « B moins », c’est-à-dire que le risque est élevé.

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