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La Côte d’Ivoire sombre dans le chaos

La rédaction
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L’explosion de violence ces deux dernières semaines en Côte d’Ivoire fait partie du processus de désintégration frappant toute l’Afrique occidentale, qui a démarré à la fin des années 80 au Libéria et pourrait s’étendre au pays le plus peuplé du continent, le Nigéria. La rébellion de septembre 2000 en Côte d’Ivoire, tout comme au Sierra Leone et au Libéria avant elle, était soutenue par des cercles proches du gouvernement du Burkina Faso et probablement de Guinée, bénéficiant de liens avec la Libye et de son soutien. Ces mouvements rebelles existent en commercialisant les matières premières de leurs pays auprès de réseaux commerciaux internationaux, en échange d’armes. Des cercles occidentaux de renseignement et d’affaires s’immiscent dans ce processus afin d’assurer la non interruption du flot des matières premières convoitées et pour manipuler les conflits.

A la fin des années 90, la Côte d’Ivoire était « mûre » pour une telle rébellion. La mort de Houphouët Boigny, en 1993, laisse le pays dans une situation ingouvernable. L’adoption des politiques d’ajustement structurel du FMI a plongé ce pays, jadis relativement prospère, dans la pauvreté. Houphouët-Boigny a laissé derrière lui des structures de pouvoir opérant en dehors du cadre constitutionnel officiel, qui se basaient, et se basent toujours, sur l’exportation du cacao, dont la Côte d’Ivoire est le premier producteur mondial. Aujourd’hui, les deux camps - les rebelles des Forces nouvelles dirigés par Guillaume Soro et le gouvernement de Laurent Gbagbo - opèrent par le biais de ces structures commerciales extralégales. Du fait que les puissances occidentales, telles que la France, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, sont partie prenante de ces combines, elles ne peuvent organiser des accords de paix durables. La France a bien imposé en 2003 aux rebelles et au gouvernement ivoiriens un accord de paix, mais le gouvernement d’unité nationale n’a jamais été viable et les deux camps manœuvraient en vue du prochain éclatement de la guerre.

Toutefois, la façon dont le gouvernement Gbagbo lança l’offensive contre les rebelles, attaquant aussi l’armée française, au cours des dernières semaines, dénote une dimension stratégique. Les armes de Gbagbo ont été achetées en Israël et auprès de marchands d’armes israéliens privés. En outre, par le biais de sa femme, Gbagbo est sous l’influence de l’Eglise pentecôtiste des Quatre évangiles, une secte protestante fondamentaliste basée aux Etats-Unis. Des sources dans son propre camp ont déclaré que « les gens de Dieu » leur ont dit de faire la guerre. Il n’est pas à exclure que l’offensive militaire et les attaques suicidaires contre l’armée française s’insèrent dans le cadre plus large du conflit stratégique entre la France de Jacques Chirac et l’empire anglo-américain de Tony Blair et George Bush. Ce n’est un secret pour personne que Washington et à Londres voient d’un œil plutôt sympathique les ennuis causés aux Français par les forces de Gbagbo.

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