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La France adopte la recette du FMI : taxons les malades !

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7 septembre 2009 (Nouvelle Solidarité) — Olivier Blanchard, économiste en chef du FMI et véritable « oracle de Delphes », nous l’affirme depuis le mois d’août : « la reprise a commencé. Pour la soutenir, des actes délicats de rééquilibrage seront nécessaires », et parmi ces actes « délicats », il compte… la réduction de la croissance des dépenses des régimes sociaux (santé, retraites, etc.).

C’est à la lumière de ces « directives » du FMI qu’il faut examiner le contenu de la note envoyé par Bercy au ministère de la Santé, lancée sur la place publique comme un ballon d’essai par le Journal du dimanche.

Confronté au déficit de la Sécurité sociale, estimé cette année à 9,4 milliards, le gouvernement, en s’alignant sur Blanchard, envisage de faire passer de 16 à 20 euros le forfait hospitalier journalier, autrement dit, la facture que les malades paient à l’hôpital : une hausse de 25% ! Autre « solution » envisagée : baisser de 15% le niveau de remboursement de certains médicaments actuellement remboursés à hauteur de 35%, s’ils sont prescrits par un médecin.

Le déficit, à qui la faute ? « La récession frappe très durement la Sécu », écrit le JDD. « L’essentiel de ses recettes provient des cotisations sociales versées par les salariés et de la CSG qui frappe tous les revenus. La forte hausse du chômage (9,1% en métropole) et la faible progression des salaires réduisent mécaniquement les revenus des Français. Donc les rentrées d’argent de la Sécu. »

Le déficit n’est nullement le résultat d’une flambée des dépenses. Cet été, le ministre des Comptes publics, Eric Woerth, s’est réjoui que « pour la première fois cette année, nous sommes en passe de tenir l’objectif de la hausse des dépenses assurance-maladie », fixée à 3,3%.

Immorale et incompétente, cette taxation des malades est supposée rapporter quelque 400 millions d’euros. Une broutille en comparaison des 4 milliards (dix fois plus) de cotisations en moins qu’entraînera la chute des 2,2% de la masse salariale que tout le monde anticipe.

Mais bon, c’est toujours plus facile de taxer les malades que d’obtenir un changement de système de la part de la City et de Wall Street… Pourtant, Goldman Sachs a repris des couleurs !

Vidéo : Non au triage humain : santé publique et population

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  • petite souris • 07/09/2009 - 20:38

    La Sécurité Sociale, en fait ne rembourse presque plus rien et les cotisations sont obligatoires.

    Et si la prochaine étape était l’assurance médicale privée sans la Sécurité Sociale ?

    Le glissement de la solidarité à l’individualisme se ferait alors tout naturellement et les pauvres n’auront que leurs yeux pour pleurer... mais cela ne durera pas longtemps !!!!

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