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La France associe la Russie à la recherche d’une solution au conflit syrien

La rédaction
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1er juin 2012 (Nouvelle Solidarité) – Le Président russe Vladimir Poutine, après un passage par Minsk puis une rencontre avec la Chancelière allemande Angela Merkel, a dîné hier soir avec le Président François Hollande.

D’après TF1, c’est la diplomatie française qui, devant le constat que Poutine n’assisterait ni au sommet du G-8 du 18 mai, ni au sommet de l’OTAN à Chicago, a pris initiative de ce tête-à-tête important.

Même si François Hollande avait déclaré la semaine dernière qu’une intervention militaire en Syrie pouvait être envisagée, il avait immédiatement précisé qu’une telle intervention n’aurait jamais lieu sans un mandat précis dans ce sens de l’ONU, sachant évidemment que la Chine autant que la Russie s’opposeraient à un tel mandat.

Les néo-cons français ont immédiatement tenu à faire monter la pression sur Hollande. L’inévitable Bernard Henri Lévy, s’est même fendu d’une tribune dans Le Point, pour tenter de forcer François Hollande à avaliser une intervention de type « Kosovo » en Syrie, c’est-à-dire des frappes aériennes hors du plan de Koffi Annan et hors du cadre de l’ONU comme l’a suggéré l’ambassadrice américaine aux Nations unies Susan Rice.

Poutine avait pris soin de réitérer, avant son départ de Moscou, sa détermination à s’opposer à tout mandat de l’ONU pour une intervention militaire contre la Syrie, une position soutenue par Angela Merkel, qui a qualifié le rôle de la Russie en Syrie de constructif. En dépit de la rhétorique, Hollande semble vouloir continuer la politique française d’une forte alliance avec la Russie.

Le Figaro publie un entretien avec Haytam Manna, un dirigeant du Comité national de coordination pour le changement démocratique, un groupe de 13 partis essentiellement de gauche et d’activistes politiques indépendants constituant la deuxième force d’opposition syrienne.

Ce Comité tente de convaincre le gouvernement syrien de la nécessité d’un changement et d’un dialogue avec l’opposition, et espère organiser une « transition sûre et pacifique, d’un état de despotisme vers la démocratie », sans qu’une intervention militaire de l’extérieur ne soit nécessaire.

Chose intéressante, Manna revient à peine d’un voyage à Moscou, qui espère garder la Syrie comme allié stratégique fiable, tout en reconnaissant que la famille al-Assad n’est pas éternelle et en restant ouvert à l’idée d’une réforme des services de renseignement syriens.

La Russie a 1200 experts civils et militaires sur place et 50 000 russes ont des liens de parenté en Syrie. Manna a rencontré Victor Bogdanov, un proche de Poutine qui a vécu 9 ans à Damas et qui connaît presque tous les leaders de l’opposition.

On peut espérer que la France et la Russie conjuguent leurs efforts pour combattre le fondamentalisme musulman instrumentalisé et promu par certaines pétromonarchies du Golfe.

Manna explique que « Moscou ne veut pas que la Syrie tombe entre les mains du Conseil national syrien (le principal groupe d’opposition, NDLR), c’est-à-dire, pour eux, de la Turquie, des Frères musulmans et de leurs parrains du Golfe. Pour nous, opposition, la solution ne peut venir que d’un rapprochement américano-russe, appuyé par les Européens. L’éloignement de la Russie, préconisé jusqu’à maintenant par la Turquie, le Qatar et certains pays européens, a retardé toute solution. Nous espérons que cela change. »

Manna espère que le soutien au Plan Annan sera maintenu, que le nombre d’observateurs sera accru et qu’ils seront mieux équipés pour devenir une force de paix capable d’accroître la pression sur Bashar el-Assad tout en soutenant la population.

Selon plusieurs médias, Paris cherche à harmoniser sa position avec celle de la Russie en vue d’un scénario du type Yémen, où le dictateur serait amené à quitter le pouvoir en échange d’une garantie d’immunité, permettant une transition vers une situation (relativement) plus stable. Alors que jusqu’ici le Qatar et la Turquie refusaient d’associer la Russie à toute recherche d’une solution au conflit syrien, Paris semble ouverte à une telle perspective.

Malgré les divergences affichées, le président russe a fait montre de courtoisie à l’égard de son hôte, l’invitant à son tour dans la capitale russe où François Hollande a décidé de se rendre.

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Vos commentaires

  • Le 4 juin 2012 à 11:16
    par jérôme

    cela reste assez flou. L’ambassadrice de Syrie à bien été déclarée personæ non-grata en France par le gouvernement de François Hollande.

    • Le 5 juin 2012 à 11:32
      par Francois

      Oui, elle l’a été, mais comme elle est aussi la représentante de la Syrie á l’Unesco, elle ne peut pas etre virée. meme chose en Belgique oú l’ambassadeur représente aussi la Syrie á l’UE.
      Tout était préparé avant le massacre d’Houla, tous les ambassadeurs virés du jour au lendemain dans les pays dits démocratiques Européens, tout cela sans preuve de la participation du gouvernement de Bachar El Assad.

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  • Le 4 juin 2012 à 10:00
    par Francois

    Et si la grande majorité des Syriens étaient derriere Bachar El Assad ? Comme la grande majorité des Libyens étaient derriere Kadafi ? Nous, Occidentaux, sommes prets á detruire des populations entieres (regardez les dizaines/centaines de milliers de Libyens que nous avons tués á Tripoli)sur des mensonges que nous ont relayés BHL et l’OTAN.
    Nous devons aider El Assad á sauver son pays en arretant notre politique de "va-t’en-guerre" et en demandant au Qatar et á l’Arabie Séoudite d’arréter d’armer et de payer des mercenaires qui détruisent ce pays fabuleux qu’est la Syrie !!!

    • Le 4 juin 2012 à 10:05
      par Bertrand Buisson

      C’est pas parce que les autres en face son méchant que Assad est gentil !
      Le seul et véritable enjeu est d’empêcher une guerre régionale qui pourrait déraper...

    • Le 4 juin 2012 à 10:33
      par Francois

      Bertrand,
      Je suis allé 8 fois en Syrie en 10 ans, á Alep, Homs, Hana et évidemment Damas. J’y ai rencontré beaucoup de monde dont certains sont devenus des amis. Je suis fondamentalement convaincu que la tres grande majorité des Syriens est derriere Bachat El Assad et que cette "guerre civile" a été completement fabriquée par certains pays du Golfe et Occidentaux pour renverser Bachar El Assad, avec l’assentiment et la servilité des médias et politiciens Francais.
      Un exemple tout simple : pourquoi tous les médias "main stream" prennent pour argent comptant l’OSDH, organisme Anglais géré par les Freres Musulmans et ne contactent jamais SANA (média officiel Syrien)ni l’ambassade Syrien en France ni les milliers de Francais qui habitent en Syrie ?

    • Le 4 juin 2012 à 18:05
      par Edith

      Je crois cher Bertrand que tu as tout faux ,sans t’en rendre compte tu es dans la pensée de l’empire Anglo-Américain ,car le Assad actuel n’est pas son père et Bhl est une crapule.De plus les armes sont fabriquées par les Américains retraités. Ils est temps de désarmer cette planète ,du moins nucléairement ,mines anti personnel bombes à refraction et surtout de renationnaliser l’essentiel mais comme au pays de l’oncle Sam ,que vous aimez temps ,tout est pourri ,ils le savent donc ils ont décidé de suicider le monde ,La sagesse des hommes politiques ,des financiers et des grands patrons n’est pas de mise.

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  • Le 4 juin 2012 à 10:07
    par Francois

    Je voudrais revenir sur le massacre de Houla.
    Les résultats du rapport préliminaire publié par la commission d’établissement des faits sur le massacre d’al-Houla (banlieue de Homs), ont révélé que les victimes dudit massacre étaient toutes membres de familles qui avaient refusé de porter des armes contre l’Etat et de se soumettre à la volonté des terroristes qui les sommaient à sortir dans des manifestation.
    Comment le gouvernement Francais peut-il prendre ce pretexte pour saquer l’ambassadrice Syrienne en France alors que le gouvernement Syrien est innocent de ce massacre ? Quelles informations secretes aurait le gouvernement Francais et que 90% des pays du monde n’auraient pas et qui confirmeraient la culpabilité de Bachar El Assad ?

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  • Le 2 juin 2012 à 15:01
    par thejoker

    pas si sûr que Hollande est pris la mesure de sa fonction
    j’ai peur que sa posture ne soit un amalgame des intérêts représentés par les différentes factions autour de lui.
    mais sans prôner et surtout ouvrir le dialogue entre les peuples et les confessions, il est difficile de construire la paix.
    Esperons que Hollande s’aura s’élever à la carrure d’homme d’Etat comme l’a démontré Poutine

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  • Le 2 juin 2012 à 19:46
    par petite souris

    Une politique des tout petits pas ...
    Mieux que la guerre mais c’est urgent

    ...enfin jusqu’en novembre !!!
    Après l’élection du président américain tout ira très vite car d’ici là les verrous financiers auront sautés !!!!!!!!!!

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