Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire Flash : 2 décembre - François Fillon veut six fois moins de communes et zéro départements Lire
Accueil Actualité

La France associe la Russie à la recherche d’une solution au conflit syrien

La rédaction
visites
1386

1er juin 2012 (Nouvelle Solidarité) – Le Président russe Vladimir Poutine, après un passage par Minsk puis une rencontre avec la Chancelière allemande Angela Merkel, a dîné hier soir avec le Président François Hollande.

D’après TF1, c’est la diplomatie française qui, devant le constat que Poutine n’assisterait ni au sommet du G-8 du 18 mai, ni au sommet de l’OTAN à Chicago, a pris initiative de ce tête-à-tête important.

Même si François Hollande avait déclaré la semaine dernière qu’une intervention militaire en Syrie pouvait être envisagée, il avait immédiatement précisé qu’une telle intervention n’aurait jamais lieu sans un mandat précis dans ce sens de l’ONU, sachant évidemment que la Chine autant que la Russie s’opposeraient à un tel mandat.

Les néo-cons français ont immédiatement tenu à faire monter la pression sur Hollande. L’inévitable Bernard Henri Lévy, s’est même fendu d’une tribune dans Le Point, pour tenter de forcer François Hollande à avaliser une intervention de type « Kosovo » en Syrie, c’est-à-dire des frappes aériennes hors du plan de Koffi Annan et hors du cadre de l’ONU comme l’a suggéré l’ambassadrice américaine aux Nations unies Susan Rice.

Poutine avait pris soin de réitérer, avant son départ de Moscou, sa détermination à s’opposer à tout mandat de l’ONU pour une intervention militaire contre la Syrie, une position soutenue par Angela Merkel, qui a qualifié le rôle de la Russie en Syrie de constructif. En dépit de la rhétorique, Hollande semble vouloir continuer la politique française d’une forte alliance avec la Russie.

Le Figaro publie un entretien avec Haytam Manna, un dirigeant du Comité national de coordination pour le changement démocratique, un groupe de 13 partis essentiellement de gauche et d’activistes politiques indépendants constituant la deuxième force d’opposition syrienne.

Ce Comité tente de convaincre le gouvernement syrien de la nécessité d’un changement et d’un dialogue avec l’opposition, et espère organiser une « transition sûre et pacifique, d’un état de despotisme vers la démocratie », sans qu’une intervention militaire de l’extérieur ne soit nécessaire.

Chose intéressante, Manna revient à peine d’un voyage à Moscou, qui espère garder la Syrie comme allié stratégique fiable, tout en reconnaissant que la famille al-Assad n’est pas éternelle et en restant ouvert à l’idée d’une réforme des services de renseignement syriens.

La Russie a 1200 experts civils et militaires sur place et 50 000 russes ont des liens de parenté en Syrie. Manna a rencontré Victor Bogdanov, un proche de Poutine qui a vécu 9 ans à Damas et qui connaît presque tous les leaders de l’opposition.

On peut espérer que la France et la Russie conjuguent leurs efforts pour combattre le fondamentalisme musulman instrumentalisé et promu par certaines pétromonarchies du Golfe.

Manna explique que « Moscou ne veut pas que la Syrie tombe entre les mains du Conseil national syrien (le principal groupe d’opposition, NDLR), c’est-à-dire, pour eux, de la Turquie, des Frères musulmans et de leurs parrains du Golfe. Pour nous, opposition, la solution ne peut venir que d’un rapprochement américano-russe, appuyé par les Européens. L’éloignement de la Russie, préconisé jusqu’à maintenant par la Turquie, le Qatar et certains pays européens, a retardé toute solution. Nous espérons que cela change. »

Manna espère que le soutien au Plan Annan sera maintenu, que le nombre d’observateurs sera accru et qu’ils seront mieux équipés pour devenir une force de paix capable d’accroître la pression sur Bashar el-Assad tout en soutenant la population.

Selon plusieurs médias, Paris cherche à harmoniser sa position avec celle de la Russie en vue d’un scénario du type Yémen, où le dictateur serait amené à quitter le pouvoir en échange d’une garantie d’immunité, permettant une transition vers une situation (relativement) plus stable. Alors que jusqu’ici le Qatar et la Turquie refusaient d’associer la Russie à toute recherche d’une solution au conflit syrien, Paris semble ouverte à une telle perspective.

Malgré les divergences affichées, le président russe a fait montre de courtoisie à l’égard de son hôte, l’invitant à son tour dans la capitale russe où François Hollande a décidé de se rendre.

Contactez-nous !