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La France juge le démantèlement de la PAC « trop radical »

La rédaction
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Le 19 mai 2008 (Nouvelle Solidarité) — La commissaire européenne à l’Agriculture, la danoise ultra-libérale Mariann Fischer Boel, présentera demain à Strasbourg ses propositions pour la réforme de la Politique agricole commune (PAC), résultant du fameux « bilan de santé ». Selon Le Figaro, il s’agit ni plus ni moins « d’amplifier la libéralisation de la PAC, marquant ainsi le coup d’envoi de la grande réforme financière du secteur qui sera négociée, elle, à la veille de 2013 ».

Selon les informations qui ont filtré dans la presse française, confirmées par Bloomberg News (qui s’est procuré une copie du projet de loi), cette réforme ne fera qu’aggraver encore plus la situation en mettant encore plus l’emphase sur les agro-carburants et en imposant le libre échange à l’anglaise.

Il s’agirait notamment :

d’autoriser que l’aide alloué au développement de nouveaux programmes, comme la production « d’énergie alternatives » [agro-carburants], passe de 5% aujourd’hui, à 13%.

de passer de l’aide « partiellement » découplée au découplage total entre les aides et la production. En bref, le montant de l’aide aux agriculteurs deviendrait totalement indépendant du montant de leur production.

de mettre fin aux quotas laitiers (on permettra d’augmenter la production tout en ruinant les producteurs).

de stopper les aides à la mise en jachère obligatoire des terres, en particulier sur le blé, ce qui permettrait théoriquement d’augmenter la production de 10% et de faire baisser les prix.

de prolonger la suspension des droits à l’importation qui frappent les céréales arrivant aux frontières de l’UE.

A Paris, ce projet est poliment jugé « trop radical ». Pour sa part, Michel Barnier a fait savoir que « si vous supprimez les outils de régulation ou de stabilisation des marchés, il n’y a plus de politique agricole commune ! » La suppression programmée des quotas laitiers, déjà adoptée à l’initiative de la Commission, risquerait également de mettre en péril les éleveurs de montagne.

Rappelons qu’en 2004, aussi bien Mariann Fischer Boel (Agriculture), Neelie Smit Kroes (Concurrence), Danüta Hubner (Politique régionale), Joquin Almunia (Affaires économiques et monétaires) que Peter Mandelson (Commerce) étaient favorables à la guerre contre l’Irak. En récompense, leurs candidatures furent appuyées par le président de la Commission européenne José-Emmanuel Barroso, l’ancien maoïste converti au « libéral impérialisme » de Robert Cooper et Tony Blair.

Avant la nomination de Barroso à la présidence de la Commission européenne, Jacques Chirac et Gerhardt Schröder soutenaient la candidature du Premier ministre belge Guy Verhofstadt, opposé comme eux à la guerre d’Irak. Blair avait alors mis son veto sur la candidature de Verhofstadt et Barroso fut présenté comme un candidat « de compromis ».

Ce dernier nomma ensuite l’équipe ultra-libérale toujours aux commandes aujourd’hui.

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