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La France lance sa force de frappe de nucléaire civil

La rédaction
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12 mars 2010 (Nouvelle Solidarité)—Avec la Conférence internationale sur l’accès au nucléaire civil qui s’est tenue le 8 et 9 mars dernier, à l’OCDE à Paris, la France a remis ses capacités nucléaires au cœur d’une offensive majeure pour démocratiser l’utilisation de l’atome à travers le monde. Tous les pays pourront se porter candidat, à condition d’accepter les obligations de transparence qui s’imposent à l’échelle internationale.

Organisée à l’initiative de la France, par l’OCDE et son Agence pour l’énergie nucléaire (AEN), la conférence a rassemblé plusieurs centaines des personnalités de haut niveau de pas moins de 60 pays. Et, un certain nombre de ces pays font déjà la queue pour avoir leurs centrales, parmi eux la Syrie, la Jordanie, le Maroc, la Tunisie, le Vietnam et beaucoup d’autres.

Tourner la page des fiascos récents

Avec cette initiative très importante, la France semble vouloir tourner la page après les deux énormes fiascos politiques de ces derniers temps : l’échec des négociations avec les Émirats arabes unis pour la vente de 4 centrales de 3ème génération (EPR), au profit de la KEPCO sud-coréenne, et celui du Sommet de Copenhague où la France a donné l’impression détestable qu’elle avait rejoint son ennemi héréditaire, la Grande Bretagne, pour imposer une politique malthusienne aux pays en développement sous prétexte de réchauffement climatique.

Après avoir forcé le trait sur la question d’un réchauffement climatique qui s’est avéré être une fraude, comme nous l’avions dit souvent dans nos publications, la France est bien obligée de corriger le tir et de rappeler que, dans le domaine du nucléaire, elle a encore un certain nombre de cartouches à tirer.

Face aux défis de croissance du secteur en développement, aussi bien le chef de l’Etat que le Premier ministre, François Fillon, ont pris leurs distances avec la décroissance dans leur discours respectifs. « La population mondiale croît et s’enrichit » a dit Nicolas Sarkozy. « Les besoins en énergie de notre planète s’accroissent. L’Agence internationale de l’énergie prévoit une hausse de 40% des besoins en énergie d’ici 2030. » « La solution n’est pas dans les idéologies de la décroissance et du repli. Elle est dans la diversification, la rationalisation et le progrès scientifique et technique ».

Et le chef de l’Etat de devenir presque lyrique en notant « que le monde ne se divise pas entre pays possesseurs de la technologie nucléaire, arcboutés sur un privilège et des peuples réclamant un droit que les premiers leur refuseraient. Je pense, au contraire, que le nucléaire peut être le ciment d’une nouvelle solidarité internationale ». Dans son discours de clôture de la même conférence, François Fillon, a même cité le Général de Gaulle pour qui « la solution aux grands problèmes du monde de demain, nous ne la trouverons pas en revenant à la lampe à huile ou à la marine à voile ».

Le dispositif pour y arriver

Pour réussir ce défi, Nicolas Sarkozy a fait un certain nombre de propositions, en matière d’aides financières aux pays voulant se lancer dans ces investissements particulièrement lourds, et en matière de formation des scientifiques, ingénieurs et autres techniciens de haut niveau.

Parmi les propositions phares :

  1. Mettre fin à « l’ostracisme » exercé par les grands organismes internationaux de financement de projets, tels la Banque Mondiale, la BERD, et autres banques de développement, contre le nucléaire civil ;
  2. Donner la priorité à la formation en créant un « Institut international de l’énergie nucléaire » qui abritera une École internationale du nucléaire. Un premier centre sera créé en Jordanie et un Institut franco-chinois de l’énergie nucléaire fonctionne déjà au sein de l’Université de Canton en Chine ;
  3. Créer une banque de combustible nucléaire au sein de l’AIEA, afin de garantir la sécurité des approvisionnements à tous les pays, en cas de panne de fournisseur. Enfin, en proposant la création d’un Institut de notation des technologies nucléaires en fonction de leur sécurité, Nicolas Sarkozy est venu en aide à Areva dont la sécurité est l’un des principaux chevaux de bataille au niveau commercial. Il ne peut y avoir de réacteurs « low cost » a martelé de son côté aussi, Anne Lauvergeon, la PDG d’Areva, présente elle aussi à cette conférence.

Adapter notre outil

Si cette volonté de la France de se remettre en selle nous paraît très importante, il est clair qu’elle ne pourra pas obliger tout le monde à consommer de l’EPR, bien que le nouvel Atméa, de 1000e mw, soit un premier pas vers une adaptation au nouveau marché qui s’ouvre.

Les pays en développement ont besoin de réacteurs plus petits qu’un EPR à 1600 mw, et encore plus sûrs intrinsèquement, comme les HTR à lits de boulets en préparation en Afrique du sud.

Cependant, pour réussir le grand défi, qui est celui de fournir de l’électricité à 9 milliards d’êtres humains d’ici 2050, il faudra augmenter beaucoup plus fortement la production. C’est ce qui exige le passage accéléré vers les réacteurs de 4ème génération. Tous les pays qui ont opté pour le cycle fermé – avec retraitement et recyclage des combustibles usés – comme la France, la Russie, l’Inde, ou la Corée, font partie du Forum Génération IV, où des recherches conjointes sont menées notamment sur les réacteurs à haute température, comme les HTR d’Afrique du sud mentionnés ci-dessus, ou les réacteurs à neutrons rapides, les surgénérateurs, qui produisent plus de carburant qu’ils n’en consomment.

La France doit appliquer tout son génie à la mise en place de la quatrième génération dès maintenant. Or, pour l’heure, elle est lancée comme un train à grande vitesse dans une voie où l’essentiel est de tirer un maximum de bénéfices commerciaux, à court terme, avec les EPR, au détriment d’une plus grande productivité avec les technologies du futur, permettant des densités de flux énergétiques beaucoup plus importantes.

« Nous faisons de l’argent », rétorque Mme Lauvergeon, à tous les détracteurs de sa politique. Pour Pierre Franck Chevet, Directeur général de l’énergie et du climat au ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer, qui répondait à une question de Nouvelle Solidarité sur la nécessité d’aller rapidement vers la IVè génération, il faudra bien plus de dix ans, à cause de la double priorité que s’est fixée le gouvernement de développer en même temps le nucléaire et les énergies renouvelables. Quand à M. Henri Proglio, le nouveau PDG d’EDF, sa vision a été toute aussi courte lorsqu’il a fait valoir que la question de l’équipement est définie par le parc existant, c’est-à-dire des réacteurs de IIè et IIIè générations.

Pour l’heure donc, malheureusement, ces recherches dans les technologies de pointe du futur ne sont pas encore du domaine de l’ardente obligation, qui est pourtant, comme à l’époque du lancement du programme électro-nucléaire français, la condition même de la réussite. Le nucléaire doit être toujours à la pointe du progrès, en s’améliorant sans cesse.

Sortir du financier pour aller vers l’économie du nucléaire

Les beaux discours de MM Fillon et Sarkozy ne suffiront pas, car il faut des moyens financiers pour investir à long terme. Le nucléaire ne peut pas être un ilot perdu au sein d’une économie de services et de finance improductive. Le nucléaire est le carburant d’une économie industrielle avancée, fondée sur les hautes technologies et une main d’œuvre qualifiée. Dans le système financier actuel, basé sur des enjeux à très court terme, les moyens financiers ne peuvent se trouver pour ce type d’investissements, et les techniciens et ouvriers qualifiés pour ce type d’ouvrage commenceront à manquer à partir d’un certain moment.

Pour exister, le nucléaire exige l’instauration d’un système de crédit productif public qui l’alimente, le retour de l’État sur l’ensemble de l’économie, un essor de la recherche fondamentale, l’embauche des meilleurs ouvriers pour le mettre en œuvre et une pédagogie pour informer la population sur les critères de densité de flux énergétique qui permettent de choisir telle énergie plutôt qu’une autre. Nous en sommes loin. Notre combat et d’y parvenir.


Notre politique


Voir les 2 commentaires

  • Henri IV • 13/03/2010 - 20:20

    Une remarque : les surrégénérateurs ne produisent pas "plus d’énergie qu’ils n’en consomment" . Ce qui serait contraire à tous les principes de la physique . Ils convertissent un matériau fertile (U238) , mais non fissile , en un matériau fissile (Pu239) , lui-même porteur de beaucoup d’énergie , ce qui revient à multiplier par au moins 50 l’énergie qu’on peut tirer d’un kilo d’U naturel . En ce sens , la formule est vraie . Mais dite de cette façon , c’est un raccourci ambigü . En passant , merci à Voynet qui nous a fait abandonner la filière en faisant fermer Superphénix , et a plombé pour longtemps notre indépendance énergétique .Ce qui était sans doute voulu , car les prétendus verts et les gauchos en général haïssent tout ce qui est eux mêmes , donc , leur propre pays .Ils paieront leur trahison tôt ou tard ...

    Deuxio : Lauvergeon . Je n’oublie pas qu’elle a dit que , à capacité égale , elle préfère embaucher une femme , ou qqn qui vient d’"ailleurs" , et elle a ajouté "pour être clair , le mâle blanc , c’est fini" . C’est connu , ça traîne ds toutes les videos de la Toile . J’aimerais bien connaître la position de S et P sur cette déclaration , et les suites qu’il conviendrait d’y donner ...

    • BUZZNO • 20/03/2010 - 08:30

      Je suis ingénieur en aéronautique. Mes connaissances en physique atomique ne me permettent pas d’entrer dans le coeur de la discussion. D’ailleurs, la grande majorité des gens qui parlent du nucléaire, ou pire, qui décident de l’avenir du nucléaire, n’ont aucune compétence sur le sujet. Mais je connais le principe de l’entropie et l’épuisement des réserves de pétrole. Je suis donc favorable au nucléaire civil.

      Quoi qu’il en soit, mon commentaire concerne surtout le sexisme d’Anne Lauvergeon. Les femmes de sa génération sont une véritable catastrophe pour la France, voire pour le monde occidental. Certes, avant elles, les femmes ont été plus ou moins soumises aux hommes. Et elles ont obtenu l’égalité des droits à la force du poignet. Mais leur ressentiment, voire leur haine des hommes, ont égaré cette génération de femmes.

      Je pourrais étayer ce constat par 1000 exemples. Je n’en citerai qu’un. Je suis responsable technique d’un système de l’Airbus A380. La chef de projet est une femme d’une cinquantaine d’années, orgueilleuse, manipulatrice, totalement incompétente, et prête à tout pour garder le contrôle sur les dizaines d’hommes qui travaillent sur son projet. Le résultat est désastreux pour l’A380, et pour l’industrie aéronautique européenne.

      Et qu’on ne me taxe ni de sexisme, ni de misogynie. Je ne suis pas plus misogyne que misanthrope. Sauf erreur, le cerveau humain n’a pas de sexe.

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