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La France succombe au charme des PPP

La rédaction
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15 février 2008 (Nouvelle solidarité) - Christine Lagarde a présenté hier en conseil des ministres, un projet de loi permettant un développement rapide des Partenariats public privé (PPP), une dérive corporatiste du capitalisme moderne.

En tant qu’Etat étouffé par le corset monétariste imposé par la BCE et les divers traités européens bannissant la création de toute forme de crédit public productif, la France ne peut, selon la philosophie de Lagarde, que se tourner vers le privé pour obtenir les financements dont elle a besoin. C’est déjà le cas dans le domaine de l’énergie et du scolaire sportif ; ce sera, la semaine prochaine, le cas pour la construction des prisons, cofinancée par des opérateurs privés. En France, on recense 10 milliards d’euros de contrats PPP déjà engagés ou validés. « Un développement insuffisant » estime le Figaro, puisque 15 % de la commande publique en Angleterre se fait sous forme de PPP.

Disons tout de suite ici que notre critique n’est pas motivée par une idéologie haineuse de la lutte des classes et que tout au contraire nous pensons que privé et public peuvent parfaitement coopérer, bien que strictement dans le cadre d’une mission fixée par et pour la république. Les vautours de la finance qui viennent offrir leurs services « moins onéreux » à des Etats qu’ils ont étouffés en monnayant une prise de contrôle directe des secteurs « juteux » de ces mêmes pays, n’ont pas le droit de cité pour nous. L’ancien ambassadeur américain à Paris Felix Rohatyn et son réseau de Lehman Brothers se sont spécialisés dans cette activité sous le label des PPP.

Sarkozy ne rate pas une occasion pour rendre visite à Rohatyn quand il se déplace aux Etats-Unis, et c’est le même Sarkozy qui a chargé François Fillon et Christine Lagarde de réformer et simplifier le cadre très contraignant des PPP tel qu’il existe pour l’instant en France. Evidemment, il constate que « les caisses de l’Etat sont vides », et il faut donc offrir des avantages substantiels pour attirer les capitaux privés. Ainsi, le projet de loi viserait à aligner d’emblée le régime fiscal des PPP sur celui des commandes publiques, soit un différentiel de 10 % rien qu’en Ile de France.

Aussi, jusqu’ici, pour avoir le droit de recourir à un PPP, le donneur d’ordre devait justifier une urgence ou un problème d’une complexité particulière. Le nouveau texte prévoit un troisième critère, celui de pouvoir présenter un bilan (des chiffres) plus avantageux « au regard des outils de la commande publique. » En bref, si le privé peut faire moins cher avec des coûts de main d’œuvre plus bas, car opérant souvent avec une main d’œuvre peu ou non-syndiquée, l’affaire est avantageuse pour les deniers de l’Etat...

D’ici à 2012, les secteurs prioritaires sélectionnés où le critère d’urgence justifie des PPP : l’enseignement, la recherche, la sécurité, la défense, la santé et les infrastructures du transport.

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