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La Géorgie déstabilisée de l’extérieur

La rédaction
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Dans différentes interviews accordées à partir du 27 novembre au Daily Telegraph, à la BBC et au Frankfurter Allgemeine Zeitung, l’ancien président géorgien Edouard Chevardnadze a accusé les Etats-Unis, et en particulier l’ambassadeur américain Richard Miles, d’avoir organisé sa chute. Il a le sentiment d’avoir été trahi à la fois par Miles et par les dirigeants de l’opposition financés par les Etats-Unis.

Toutefois, il ne comprend pas pourquoi on l’a lâché, d’autant plus qu’il a soutenu la politique étrangère américaine, notamment à propos de l’Irak. « Lorsqu’ils avaient besoin de mon soutien sur l’Irak, je l’ai donné », dit-il, « et je ne m’explique pas ce qui s’est passé ici. » Cependant, faisant allusion au fait que Miles se trouvait à Belgrade au moment du renversement de Milosevic, il a précisé que « pour ce qui est de l’ambassadeur [Miles], j’ai de (...) graves soupçons sur le fait que la situation qui s’est produite à Tbilissi est une répétition exacte des événements en Yougoslavie. (...) Quelqu’un avait un plan. »

Chevardnadze a dénoncé la prise d’assaut du Parlement de Tbilissi, ajoutant qu’il avait décidé de démissionner pour éviter une effusion de sang. « Tout était prêt - l’armée, les troupes internes, la police - mais j’ai regardé l’immense foule », dit-il. « J’ai vu à leurs visages qu’il serait impossible de les calmer. (...) Je savais que le sang serait versé. Ce matin-là, j’ai dit à mes collègues que la seule porte de sortie était ma démission . »

L’ancien président géorgien a rappelé son rôle de ministre des Affaires étrangères de l’Union soviétique (1985-1990) : « Si la Guerre froide n’avait pas pris fin, il y aurait eu une Troisième Guerre mondiale. Nous avons sauvé le monde. Je ne dis pas que je l’ai fait tout seul, mais j’y ai joué un des rôles les plus importants. Il y avait 40 000 chars soviétiques en Europe et des centaines de milliers de fusils. En l’espace de 24 heures, ils auraient pu être sur la côte Atlantique, mais nous ne l’avons pas fait, même pas lorsque les têtes brûlées voulaient utiliser la force à Berlin et écraser Solidarnosc en Pologne . »

Les accusations de Chevardnadze concernant cette révolte ne sont pas sans fondement. Le dirigeant de l’opposition Mikhaïl Saakachvili a déjà fait savoir qu’il s’était rendu à trois reprises à Belgrade, au cours de cette année, pour y étudier le déroulement des événements d’il y a trois ans, parce qu’il voulait répéter le scénario en Géorgie. Selon le FAZ du 26 novembre, le dirigeant de l’ancien groupe d’opposition serbe OTPOR !, Alexandre Maric, a fait une tournée en Georgie en juin dernier, afin d’informer l’opposition sur la façon dont son organisation et d’autres avaient fait tomber Milosevic. Il avait dans ses bagages des films documentaires sur la prise d’assaut du Parlement de Belgrade. Le groupe d’opposition géorgienne, Kmara, qui avait noué des contacts avec les Serbes, a également envoyé des gens « s’entraîner » à Belgrade.

Selon un rapport du Globe and Mail de Toronto du 26 novembre, la coordination entre groupes serbes et géorgiens a été financée par le spéculateur George SOROS et son Institut pour une société ouverte. Par ailleurs, Soros est proche de Saakachvili, à qui il accorda l’année dernière le prix de cet Institut. Le parti Mouvement national de Saakachvili, ainsi que la chaîne de télévision RUSTAVI-2 et Kmara ! sont tous liés à Soros et à ses capitaux. Le Globe and Mail cite un grand journaliste géorgien pour qui « l’opinion publique ici accepte que c’est M. Soros qui a planifié le renversement de Chevardnadze . »

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