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La Grande-Bretagne de Blair
commence à imploser

La rédaction
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« Tout s’effondre ici, nous sommes au beau milieu d’un effondrement social », nous a confié un analyste britannique le 2 novembre. Le symptôme le plus évident de la maladie est l’état désastreux du réseau national de chemins de fer. Cet automne, des accidents de train, à commencer par celui de Hatfield, près de Londres, ont fait plusieurs morts. Selon notre source, « ces jours-ci, vous mettez votre vie en péril quand vous prenez le train en Grande-Bretagne ! » Gerald Corbett, le PDG de la société privée Railtrack, qui gère maintenant le système national en sous-traitant à vingt-cinq sociétés locales ou régionales d’exploitation, a prévu fin octobre qu’il y aurait des retards de train en Grande-Bretagne pour au moins les deux prochaines années. Face à ces fiascos, la révolte gronde outre-Manche contre la politique de dérégulation, de privatisation et de priorité donnée aux « profits aux actionnaires », politique suivie par les gouvernements successifs de Margaret Thatcher, John Major et Tony Blair.

Début novembre, de nouveaux désastres étaient annoncés sur d’autres fronts, amenant le Daily Telegraph de Londres à intituler son article de première page du 2 novembre : « La Grande-Bretagne déraille ». En ce moment, quelque 3 millions de Britanniques sont menacés d’une pénurie d’eau en raison d’importantes inondations dans diverses régions du pays, dues aux orages et au grave sous-financement, depuis les années Thatcher, de mesures de prévention et infrastructurelles.

Par ailleurs, on prévoit de nouvelles protestations nationales des routiers et des agriculteurs, comme celles qui ont pratiquement paralysé le pays à la mi-septembre. Si le gouvernement n’accepte pas de baisser les taxes sur le fioul, près de 25 000 routiers pourraient commencer à descendre sur Londres depuis la ville de Jarrow, pour des journées de protestations. Jarrow fut la scène de grandes manifestations de chômeurs pendant les années 30. Pour anticiper les pénuries qui s’annoncent, on assiste déjà à une ruée sur les achats de fioul au Royaume-Uni.

Le 1er novembre, David Handley, le dirigeant des Farmers for Action et du People’s Fuel Lobby, les deux organisations qui ont coordonné les protestations nationales de septembre et qui planifient maintenant de nouvelles actions de masse, a déclaré à un Comité du Parlement britannique : « Nous sommes entrés dans un nouveau millénaire et vous voyez des gens qui finissent par en avoir assez. Les gens perdent leur logement et leur emploi (...) La coupe est pleine. Nous sommes si opprimés que nous sommes pareils à des rats dans un coin. Il n’y a qu’une chose que nous puissions faire pour survivre, c’est de rendre les coups. »

De bonne source, la carrière de Tony Blair dépend maintenant de la façon dont il traitera ces protestations. Lorsqu’elles ont éclaté en septembre, il a été incapable de faire face de façon compétente. Les milieux de Blair sont, sans aucun doute, paniqués. Le Premier ministre a même annulé un important sommet avec le président Poutine les 4 et 5 novembre à Moscou, en raison du climat de contestation.

De source britannique, le gouvernement commence à mettre en oeuvre différentes actions d’urgence dans le cadre d’une éventuelle mobilisation militaire nationale destinée à préserver l’ordre social. Elle ressemblerait à l’Operation Surety dont nous avons informé nos lecteurs au début de l’année. Le Glasgow Herald du 2 novembre écrit : « Blair a demandé- et reçu - l’assentiment royal pour l’annulation de toutes les permissions de policiers (...) et les bataillons de l’armée sont mobilisés pour fournir des escortes militaires aux camions-citernes [de fioul], qui seront conduits par des soldats. » Selon d’autres rapports, on apprend aux soldats comment travailler dans des raffineries de fioul, pour le cas où les ouvriers se joindraient aux protestataires - même s’il est officiellement interdit au gouvernement d’utiliser l’armée pour briser une grève. Les mesures militaires et policières annoncées le 2 novembre par le ministre de l’Intérieur Jack Straw sont les plus vastes jamais mises en oeuvre au Royaume-Uni en temps de paix.

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