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La Ligue arabe prône une « paix de Westphalie »

La rédaction
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Contre la volonté de l’ambassadeur américain aux Nations unies, John Bolton, la Ligue arabe a présenté, le 21 septembre, « une initiative arabe commune » pour un accord de paix avec Israël devant une session spéciale du Conseil de sécurité des Nations unies réuni à la demande des vingt-deux membres de la Ligue des États arabes. C’est la première fois en seize ans qu’une réunion ministérielle a lieu à l’initiative de la Ligue arabe.

Lors de son intervention devant le Conseil de sécurité, le ministre des Affaires étrangères du Bahrein, Ahmed Al-Khalifa, parlant au nom de la Ligue arabe, a déclaré que, « pour le bien des générations futures dans la région », les Etats arabes se présentaient devant les Nations unies pour « endosser leurs responsabilités et contribuer à faire en sorte qu’une paix juste, globale et durable soit établie dans la région du Moyen-Orient et dans le monde. Nous voulons un Moyen-Orient stable et sûr, dans lequel l’hostilité fasse place à l’amitié et à la prospérité de ses populations. Une telle amitié et une telle prospérité ne seront pas limitées à la région, mais profiteront au monde entier. »

Voici quelques citations de son discours :

« Dans le passé, nous avons été témoins des horreurs de la guerre. Cependant, nos peuples tiennent à ce que de telles horreurs ne se perpétuent pas. La persistance du conflit israélo-arabe a été désastreuse pour la région, dont il épuise les ressources. Il crée l’instabilité. Il permet également aux forces extrémistes de prospérer. Il est de notre devoir de travailler à la réconciliation et à la conciliation. Nous devons nous efforcer de panser toutes les plaies accumulées pendant plus de cinquante ans.

« L’objectif de cette réunion n’est pas de répartir des fautes ou d’échanger des accusations. Il s’agit bien plutôt de répondre à la situation au Moyen-Orient dans un esprit constructif et dans une perspective d’avenir. Les Etats arabes sont maintenant prêts à considérer qu’il est possible de mettre fin au conflit israélo-arabe ; ils sont prêts à entrer dans un accord de paix avec Israël. Ils sont prêts à établir des relations normalisées avec Israël dans le contexte d’une paix globale qui nécessite : le retrait complet d’Israël des territoires arabes occupés, la conclusion d’une solution juste et négociée au problème des réfugiés palestiniens et l’acceptation d’un Etat palestinien souverain indépendant, avec la Jérusalem sainte comme capitale. »

Le cheikh Al-Khalifa a demandé au Conseil de sécurité d’aider à la mise en place de négociations directes. Il a également fait référence opportunément au Premier ministre israélien assassiné, Yitzhak Rabin. « Nous savons qu’une majorité d’Israéliens, en dépit des provocations et des sacrifices, partagent notre désir de paix. Je rappellerais les paroles d’Yitzhak Rabin à la Knesset en 1993 : "Nous sommes destinés à vivre ensemble, sur le même sol, dans le même pays." Je sais que reprendre les paroles de Rabin me vaudra des critiques dans mon pays, mais ce sont là des paroles de vérité. Nous devons réaliser que nous ne pouvons pas choisir nos voisins ou nos ennemis. »

Li Zhaoxing, le ministre des Affaires étrangères chinois, et son homologue russe, Serguei Lavrov, ont tous deux soutenu l’initiative arabe en faisant remarquer qu’aucune partie ne sortirait victorieuse d’un conflit militaire. Lavrov a également souligné le fait que la consolidation de la paix au Liban demande la participation de toutes les forces politiques, y compris le Hezbollah, et que la piste syrienne doit être relancée aussi. Le ministre français des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, a insisté pour sa part sur le fait que le conflit libanais avait démontré « qu’il n’existe pas de solution militaire aux crises que traverse le Moyen-Orient ». Il a ensuite invité les parties à saisir l’opportunité offerte par la formation d’un gouvernement d’unité nationale en Palestine pour sortir de l’impasse, rappelant la proposition de Jacques Chirac pour une conférence internationale, par exemple dans le cadre de l’initiative de la Ligue arabe.

Le représentant israélien à l’ONU, Dan Gillerman, a répondu par une attaque contre le Hamas, déclarant qu’aucune négociation de paix ne serait possible tant que cette question n’est pas réglée. Condolezza Rice et la secrétaire britannique des Affaires étrangères, Margaret Beckett, ont accueilli les propositions de la Ligue Arabe avec un « oui, mais... », le « mais » signifiant qu’il n’existera pas de pourparlers tant qu’il n’y aura pas « de gouvernement palestinien avec lequel la communauté internationale puisse s’engager » (c’est-à-dire sans le Hamas), a asséné Mme Beckett.

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