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La Maison Blanche capitule devant l’amendement McCain

La rédaction
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La puissante coalition bi-partisane qui s’est formée depuis environ un an au Congrès, sous l’impulsion de LaRouche, a remporté une victoire éclatante le 15 décembre, lorsque la Maison Blanche a fini par accepter l’amendement contre la torture proposé par le sénateur républicain John McCain. Ceci représente une défaite personnelle humiliante pour le vice-président Dick Cheney, du même ordre que la défaite de l’« option nucléaire » en mai dernier.

La veille, cet amendement avait été voté par 308 députés, dont plus de 100 républicains, contre 122. « On ne peut pas pratiquer la torture et prétendre avoir un haut niveau de moralité », déclara le député démocrate John Murtha, en présentant une motion pour soumettre au vote le texte adopté par le Sénat, ajoutant : « Pas de torture, pas d’exception ! » Avec une telle majorité dans les deux chambres du Congrès, même si le président Bush avait voulu y mettre son veto, comme l’y incitait Cheney, les élus auraient pu le rejeter. La Maison Blanche s’est donc rendue à l’évidence, après avoir tenté de sauver la face en obtenant une concession : les interrogateurs civils et ceux de la CIA pourront bénéficier des mêmes protections juridiques que le personnel militaire. Il s’agit notamment de la possibilité d’invoquer la responsabilité du supérieur ayant donné l’ordre, sans pour autant violer le code de Nuremberg.

Lors de la conférence de presse à la Maison Blanche le 16 décembre, en présence du président de la commission des Services armés John Warner, le sénateur McCain souligna que la manuel applicable à l’Armée doit inclure les « procédures spécifiques pour tout interrogatoire ». Il remercia le Président et le conseiller à la Sécurité nationale Stephen Hadley pour leur accord, sans faire la moindre référence à Dick Cheney... qui brillait par son absence.

Certaines sources à Washington font remarquer que c’est la quatrième fois en six mois que Bush rompt avec Cheney sur une question politique de fond, pour se ranger du côté d’autres responsables gouvernementaux. Cependant, tant que Cheney restera en poste, la politique américaine ne changera pas de manière conséquente, puisque ce dernier continue d’exercer une influence sur Bush, notamment par le biais de leurs déjeuners privés.

George Bush père aurait dit à des initiés du Parti républicain qu’il voulait « endiguer » l’influence de Cheney sur son fils, plutôt que de l’obliger à partir, et faire en sorte qu’une nouvelle équipe politique guide son fils au cours des trois dernières années de sa présidence. Selon certaines sources républicaines, la faction du Parti qui s’oppose à Cheney envisage de le remplacer par le sénateur McCain, qui incarne l’image d’un « héros de guerre aux mains propres ».

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