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La Réserve fédérale envisage d’acheter des actions américaines

La rédaction
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Dans la semaine précédant Pâques, le monde a reçu deux importants signaux concernant l’état désastreux du système financier et de l’économie mondiaux, et plus spécialement américains : les fuites provenant de la réunion annuelle de l’Open Market Committee (FOMC) de la Réserve fédérale, qui s’est tenue les 25 et 26 janvier, et l’envolée du prix de l’or au-dessus du niveau de 300 dollars l’once.

La transcription intégrale de la réunion de la FOMC ne sera rendue publique que d’ici cinq ans, mais d’après le Financial Times du 25 mars, les fonctionnaires de la Fed ont convenu de la nécessité de prendre des mesures non conventionnelles au cas où « l’économie connaîtrait une détérioration substantielle dans une période où les taux d’intérêt nominaux à court terme se trouvent déjà à des niveaux très bas ». Le procès-verbal de la réunion ne précise apparemment pas quelles « mesures d’urgence non conventionnelles » ont été discutées, mais le Financial Times cite « un responsable de la Réserve fédérale ayant assisté à la réunion », selon lequel « l’achat d’actions américaines » par la Réserve fédérale représente une possible mesure de ce genre. Théoriquement, selon lui, la Fed « pourrait acheter n’importe quoi pour injecter de l’argent dans le système », y compris « des dettes locales ou des Etats, de l’immobilier et des mines d’or - n’importe quel actif ».

Une autre expression de l’humeur actuelle est la surprenante déclaration, le 26 mars, de William McDonough, président de la Réserve fédérale de New York, selon laquelle le dollar est « un peu surévalué » et que les immenses déficits des comptes courants ne sont pas tenables à long terme.

Le même jour, le département du Commerce a présenté de nouvelles « données fortes » indiquant, paraît-il, la persistance de la reprise aux Etats-Unis : les commandes de biens durables ont augmenté en février de 1,5 % par rapport au mois précédent. Mais cette augmentation vient exclusivement de l’augmentation considérable (+78,6 %) des nouvelles commandes dans le secteur de la défense. Si l’on exclut ce dernier secteur, les commandes ont baissé de 0,2 % compte tenu des ajustements saisonniers. Par rapport à février 2001, les commandes étaient en baisse de 4,9 %, voire même de 6,9 % en excluant le secteur de la défense.

Entre-temps, la montée en flèche du prix de l’or ces dernières semaines n’est pas seulement due au désespoir des investisseurs japonais. Certes, beaucoup d’entre eux craignent un désastre dans le système financier dès la fin de l’année fiscale japonaise, le 31 mars, et, se méfiant de tout investissement dans les titres (actions, obligations, dépôts ou autres actifs financiers confondus), achètent de l’or en quantité importante. Mais on constate une méfiance semblable au niveau international en dépit (ou peut-être à cause) de toute la propagande sur la reprise américaine. De nombreux facteurs - chiffres d’affaires en déclin, multiplication des faillites, éclatement d’une nouvelle crise argentine, menace de guerre au Proche-Orientincitent les investisseurs à se tourner vers l’or.

Dans le même ordre d’idée, le président de la Bundesbank, Ernst Welteke, « envisage », d’après le Frankfurter Allgemeine Zeitung du 25 mars, de vendre les réserves en or de la banque en faveur d’investissements plus « rentables » en Bourse. (Les réserves totales se montent à 3 500 tonnes.)

Il est vrai que ce plan délirant ne serait appliqué qu’en 2004, après l’expiration de l’accord européen limitant les ventes d’or par les banques centrales à 400 tonnes par an, mais qu’un directeur de la Bundesbank veuille liquider les réserves d’or pour acheter des actions traduit un vrai problème. Ou alors M. Welteke chercherait-il à « assurer » les marchés boursiers d’un renflouement par la Bundesbank en cas d’effondrement de la Bourse ?

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