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La Russie continue de refuser des sanctions contre l’Iran

La rédaction
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Lors de leur réunion à Moscou le 17 avril, les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, plus l’Allemagne, n’ont pu se mettre d’accord sur d’éventuelles sanctions contre l’Iran. Depuis, la Russie continue à se prononcer contre toute mesure punitive, de même que la Chine.

A Moscou, le sous-secrétaire d’Etat américain Nicholas Burns a demandé à la Russie de cesser de fournir des armes à l’Iran. La réponse du directeur adjoint du Conseil de sécurité russe, Nikolai Spasski, fut très claire : « Actuellement, rien ne vient empêcher le respect de nos obligations en matière de coopération militaire et technique avec l’Iran. Ceci vaut pour tous les accords passés. Pour ce qui est de l’avenir, la coopération militaire et technique avec un pays quelconque ne serait limitée qu’après l’imposition de sanctions par le Conseil de sécurité. » Spasski a précisé que la proposition russe de joint venture avec l’Iran se voulait un moyen d’aider Téhéran et l’AIEA à trouver une solution au problème nucléaire.

Après sa rencontre à Moscou avec le général James Jones, commandant allié suprême de l’OTAN en Europe, le chef d’état-major russe, le général Youri Balouievski, a déclaré aux journalistes que la Russie honorerait son engagement à fournir de l’équipement militaire à l’Iran, « comme le Tor M1 [système intégré de missile sol-air mobile de 5ème génération], dans le cadre de la coopération bilatérale, qui ne rentre pas dans la catégorie des armes stratégiques », précisa-t-il.

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères Serguei Kisliak a déclaré que l’AIEA était la seule institution capable de résoudre la question et qu’il encourageait Téhéran à coopérer entièrement avec elle. Lors de sa visite au Belarus le 21 avril, le ministre russe de la Défense Serguei Ivanov a fait remarquer que la situation iranienne avait une influence directe sur la sécurité en Russie : « Toute guerre porte le danger inhérent de se développer différemment de ce qui était originellement planifié. »

Le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Kaminine, a pour sa part indiqué qu’il faudrait apporter des « preuves » avant que la Russie envisage des sanctions.

Côté iranien, son ambassadeur auprès de l’AIEA, Ali Asgar Soltanieh, a indiqué le 23 avril que l’Iran et la Russie s’étaient mis d’accord sur un « plan de base » pour l’enrichissement conjoint de l’uranium sur le sol russe. Il resterait des problèmes techniques, légaux et financiers à régler.

L’Iran rejoindra-t-il le Conseil de coopération de Shanghai ?

En juin, l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), fondée il y a cinq ans par la Chine, la Russie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan, va intégrer l’Iran, l’Inde, le Pakistan et la Mongolie comme membres à part entière, selon une chronique de l’ancien ambassadeur indien M.K. Bhadrakumar parue dans le Asia Times du 18 avril. Une telle expansion de l’OCS serait hautement significative dans le contexte des menaces brandies par le gouvernement américain contre l’Iran, qui jouit actuellement du statut d’observateur auprès de l’organisation, tout comme les trois autres.

Bhadrakumar écrit : « La décision de l’OCS d’accueillir l’Iran dans sa famille revient à une déclaration politique. On peut s’attendre à ce que l’OCS adopte une position commune sur la question nucléaire lors de sa réunion au sommet le 15 juin. » L’ambassadeur indien souligne certains aspects stratégiquement significatifs de cette annonce, notamment le choix de sa date, qui intervient peu avant la présentation du rapport de l’AIEA au Conseil de sécurité, prévu pour fin avril. Si des sanctions devaient être prises contre l’Iran, l’adhésion à l’OCS serait « une bouée de sauvetage en termes politiques et économiques ». « Membre de l’OCS, l’Iran peut participer à certains de ses projets, ce qui signifie en retour l’accès à la technologie, l’accroissement de l’investissement et du commerce, le développement de l’infrastructure comme le secteur bancaire, les communications, etc. Ceci aurait aussi des implications pour la sécurité énergétique globale. » Toujours d’après Bhadrakumar, l’OCS pourrait former un groupe d’experts avant le sommet de juin, en vue de « planifier une "stratégie énergétique" commune et de lancer des projets conjoints d’oléoduc, d’exploration pétrolière, etc.. »

M.K. Bhadrakumar est diplomate de carrière, avec vingt-neuf années de services, notamment comme ambassadeur indien en Ouzbékistan (1995-98) et en Turquie (1998-2001).

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