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La Russie et la Chine bloquent le lobby de la guerre britannique au Conseil de sécurité

La rédaction
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14 décembre 2011 (Nouvelle Solidarité) – Le lobby de la guerre britannique a tenté lundi d’induire le Conseil de sécurité de l’ONU à prendre des mesures contre la Syrie, en saisissant en particulier la Cour pénale internationale pour qu’elle inculpe les services de sécurité de Bashar al-Assad pour des violations graves des droits civiques. Cette tentative classique de préparer le terrain à un changement de régime par la force – qui dans le contexte actuel mènerait directement à une guerre nucléaire – a été contrée par la Chine et la Russie, principales cibles de cette manœuvre.

Les principaux alliés britanniques dans l’opération du 12 décembre étaient la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme Navi Pillay, ainsi que l’ambassadeur du Royaume-Uni aux Nations Unies Mark Lyall Grant, qui a appelé à l’adoption d’une « large palette d’options contre la Syrie ». L’ambassadrice américaine aux Nations Unies Susan Rice, bien connue pour sa soumission au Foreign Office britannique, s’est exclamée pour sa part sur Twitter que « le monde commence à prendre des mesures concrètes pour marquer son désaccord et mettre fin à la répression syrienne. Il est grandement temps que le Conseil de sécurité de l’ONU fasse de même ».

Madame Pillay a par ailleurs accusé le gouvernement al-Assad de terrorisme et de violence contre les citoyens dissidents lors d’un discours au Conseil de sécurité. L’agence de presse chinoise Xinhua à quant à elle fait remarquer qu’il y a en réalité en Syrie des actes manipulés de terrorisme contre le gouvernement et la population. La Russie et la Chine insistent pour que la Syrie et les gouvernements régionaux agissent ensemble pour résoudre la situation par leurs propres moyens, sans interférence et sans apports d’armes de l’extérieur. L’ambassadeur russe aux Nations Unies Vitali Chourkine a déclaré aux journalistes présents à New York que « cette poussée vers une guerre civile doit être inversée. Nous avons vu des membres clé du Conseil changer de camp et prendre position pour un changement de régime. Nous pensons que ceci est très dangereux ».

La couverture du débat par l’agence Xinhua montre bien l’intention malsaine se cachant derrière la prétendue préoccupation de certains pour les droits de l’homme :

Pendant que les actes de terrorisme font rage, la Haut-Commissaire aux Nations Unies pour les droits de l’homme Navi Pillay a déclaré lundi que plus de 5000 personnes ont été tuées dans les violences en Syrie, et que des milliers ont été placées en détention par le gouvernement, certaines ayant été victimes de la torture. D’autres Syriens ont été évacués de leur maison.

Cependant, en réponse à la déclaration de Pillay, Bashar al-Ja’afari, le représentant permanent de la Syrie aux Nations Unies, a expliqué aux journalistes que les informations soumises par son gouvernement à l’ONU dans 16 lettres différentes n’ont pas été incluses dans le rapport oral de Pillay. ’Elle parlait au nom des déserteurs’, a-t-il dit, en référence aux parties manquantes dans le rapport de Pillay sur les violences commises par l’opposition armée.

La Russie, un allié crucial de la Syrie, a déclaré lundi que ’la seule manière de résoudre la situation en Syrie est de mettre en œuvre un processus politique interne par lequel tous les partis du pays mettent leurs efforts en commun pour mettre fin à la crise politique actuelle par le dialogue.

Le ministre russe des Affaires étrangères Lavrov avait également exposé comme « immorales » les tentatives occidentales d’accuser Moscou de bloquer la résolution du Conseil de sécurité, tout en refusant de faire pression pour calmer les « extrémistes armés » en Syrie. Comme il est désormais avéré, ce sont les Sarkozy, Obama et Cameron se posant en défenseur de la paix, de la démocratie et des droits de l’homme, qui fournissent directement armes et soutien tactique a la guérilla syrienne, tout en jouant le jeu de la déstabilisation en Russie même.

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