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La Russie, la Chine et l’Inde répondent aux provocations occidentales

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6 mai 2008 (LPAC) — Lors de la réunion au Luxembourg, le 29 avril, entre la Russie et le Conseil européen, l’humeur était à l’affrontement (petit avant-goût de ce qui nous attend si le Traité de Lisbonne est mis en œuvre). En effet, il était prévu que la Commission européenne soit mandatée pour engager des entretiens sur le nouvel Accord de partenariat et coopération (APC) avec la Russie, mais la Lituanie a bloqué les négociations pour tenter d’obtenir de meilleures concessions en sa faveur. Selon le quotidien Kommersant, Vilnius voulait que « l’UE oblige la Russie à fournir du pétrole à la raffinerie Mazheykyaysky, qu’elle l’oblige également à résoudre les conflits en suspens et à verser des dommages et intérêts aux déportés baltes. » Un incident semblable eut lieu il y a deux ans, lorsque la Pologne opposa son veto aux négociations, en exigeant que la Russie lève son embargo sur le bœuf polonais.

Sur le plan militaire et stratégique, l’Union européenne a entretenu également les tensions. Le haut représentant de la politique étrangère, Javier Solana, a lancé une mise en garde à Moscou à propos de sa décision d’élargir son contingent de maintien de la paix en Abkhazie. Selon le ministre russe des Affaires étrangères, Serguei Lavrov, cette décision a été motivée par le déploiement de troupes géorgiennes à la frontière abkhaze. Si la Géorgie devait attaquer l’Abkhazie ou l’Ossétie du Sud, précisa le ministre, Moscou riposterait par les armes. Il ajouta que son pays prendra toutes les mesures possibles pour « réduire les risques » découlant du soi-disant « bouclier » de missiles américain en Europe centrale, « bouclier » qui déstabilise la situation en « créant des lignes de démarcation ».

La réaction russe par rapport à l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud s’insère dans une stratégie de riposte « asymétrique » de la part de grands pays eurasiatiques, notamment la Chine et l’Inde, face aux manœuvres géopolitiques et géo-économiques du gouvernement Bush et de l’UE (en particulier, la campagne pour boycotter les Jeux olympiques en Chine à cause du « problème tibétain »). Une diplomatie active est menée par ces pays, groupés autour de la Russie, la Chine et l’Inde, que Lyndon LaRouche avait baptisés il y a plusieurs années le « club des survivants » car ils refusent de sombrer avec le navire de l’empire anglo-hollandais.

Moscou, pour sa part, est engagée dans des entretiens intenses avec l’Iran. Quant à la Chine, son président Hu Jintao entame une visite de cinq jours au Japon le 6 mai, la première visite d’un président chinois depuis dix ans. En prélude à cette visite, de nombreux entretiens de haut niveau se sont déroulés entre les deux pays. Cette année marque le trentième anniversaire du traité de Paix et d’Amitié entre la Chine et le Japon, conclu six ans après la reconnaissance de la République populaire par Tokyo. Le ministre chinois des Affaires étrangères, Yang Jiechi, s’est rendu au Japon le 17 avril, au moment même où une délégation de haut niveau du Parti libéral démocrate japonais visitait Pékin. La dernière visite de ce genre au Japon remonte à 2006, lorsque le Premier ministre Wen Jiabao s’y était rendu pour « briser la glace », après le départ du Premier ministre provocateur Junichiro Koizumi.

Par ailleurs, le Premier ministre japonais Yasuo Fukuda a tenu une réunion cordiale avec le président russe Poutine le 26 avril près de Moscou, où il a été question de commerce, de développement des ressources énergétiques et des pourparlers G-8 au Japon.

En Russie, le président élu Dmitri Medvedev a annoncé que son premier voyage officiel en dehors de la Communauté des États indépendants le conduirait en Chine, peut-être dès le mois d’août. Il est probable qu’il se rende aussi en Inde avant la fin de l’année.

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