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La Russie promeut des échanges d’actifs avec l’Occident

La rédaction
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Dans un entretien au Sueddeutsche Zeitung (11 octobre), le président russe Vladimir Poutine a élaboré son concept d’« investissements mutuels à valeur égale » entre entreprises russes et occidentales. Poutine s’est référé plus particulièrement au gazoduc d’Europe du Nord (NEGP), au gisement gazier de Shtokman et à la participation russe de 5 % dans la société aérospatiale européenne EADS.

Le Président russe a précisé que la plupart du gaz transporté via le NEGP à partir de 2010 viendra du gisement de Yuzhnorussky, situé au nord-ouest de la Russie. « BASF participera au développement de ce gisement, ainsi que possiblement E.ON, avec laquelle nous sommes en négociations. (...) Il y a aussi le vaste gisement de Shtokman dans la mer de Barent. Ses réserves de gaz sont estimées à 3700 milliards, voire même 4000 milliards de mètres cubes. Il s’agit de l’un des plus grands gisements du monde et ses réserves devraient durer entre 50 et 60 ans. Gazprom a annoncé aujourd’hui qu’elle expédierait du gaz provenant précisément de ce gisement via le NEGP vers l’Allemagne. »

Poutine a démenti que Gazprom avait arbitrairement exclu les sociétés énergétiques occidentales du projet de Shtokman. « Gazprom a lancé une offre pour le développement de ce gisement, et cinq sociétés y ont jusqu’à maintenant participé. Gazprom a établi comme condition que les participants à ce projet ou les propriétaires partiels de ces ressources gazières devaient offrir des actifs [des parts dans des sociétés énergétiques occidentales] en échange, pas de l’argent, mais des actifs. Rassembler des liquidités sur les marchés financiers pour un projet aussi rentable est facile, mais ce qui est recherché n’est pas de l’argent mais des actifs. Personne n’était toutefois en mesure d’offrir des actifs équivalents à ces gigantesques réserves de gaz - totalisant 3700 milliards de mètres cubes. Que recherche donc Gazprom maintenant ? Elle a annoncé n’avoir reçu aucune offre valable, elle annule dont le tender. »

Poutine a également ajouté : « Nous avions d’abord prévu de transformer tout le gaz de ce gisement en gaz liquide et de l’envoyer par pétrolier sur les marchés mondiaux, surtout vers l’Amérique du Nord. Mais nous avons reconsidéré notre décision et une partie de ce gaz sera expédiée par gazoduc vers l’Allemagne, tandis qu’une autre partie sera liquéfiée et distribuée sur les autres marchés mondiaux. »

A la fin du voyage du Président russe en Allemagne, les 10 et 11 octobre derniers, le gouvernement allemand a fait savoir qu’il préparait des accords-cadres pour encourager des échanges d’actifs entre les entreprises industrielles russes et allemandes. Cette initiative s’insère dans la stratégie allemande visant à rapprocher la Russie de l’Europe.

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