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La Russie remporte une bataille stratégique

La rédaction
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S’il reste encore de nombreux points à clarifier dans la prise d’otages au théâtre de Moscou, où se jouait la comédie musicale « Nord-Ost » et qui s’est terminée par un assaut des forces spéciales russes, le 26 octobre au matin, on peut en retenir certains aspects fondamentaux.

Malgré la perte significative de vies humaines - sur laquelle les médias occidentaux se focalisent pour l’instant - le sauvetage de la grande majorité des otages constitue une victoire morale et politique majeure pour le président Poutine. Il ne fait aucun doute que la prise d’otages elle-même avait pour objectif de porter un coup stratégique dévastateur à la Russie et, en particulier, à la présidence de Poutine. Toutefois, l’issue du drame aura peut-être un effet contraire, en renforçant l’indépendance et la marge de manoeuvre de la Russie dans la crise globale actuelle.

Certes la situation en Tchétchénie est grave mais l’opération terroriste avait moins à voir avec ce conflit en tant que tel qu’avec le contexte stratégique mondial, marqué par :

  1. une résistance étonnamment ferme de la Russie au Conseil de sécurité, face à la volonté du gouvernement Bush de faire la guerre contre l’Irak ;
  2. des signes d’un renforcement de la coopération entre la Russie, l’Allemagne et la France par rapport à l’Irak et à d’autres questions stratégiques ;
  3. la relance de la diplomatie eurasiatique du Kremlin, comme, par exemple, la visite planifiée de Poutine en Chine et en Inde à la fin de l’année ;
  4. des percées potentielles dans les relations entre la Russie et les pays arabes ;
  5. une intensification permanente de la « guerre irrégulière » visant à affaiblir la résistance psychologique et politique à la dynamique « utopiste impériale » promue par l’administration Bush.

Des experts russes en matière de sécurité et de renseignement nous ont confirmé que la prise d’otages au théâtre de Moscou n’aurait pas pu être préparée et réalisée par des « rebelles tchétchènes » tous seuls, sans les informations et le soutien fournis par quelque réseau infiltré dans les services de sécurité russes et, peut-être, par des services secrets étrangers. Il est vrai que les liens entre les groupes séparatistes tchétchènes et certains services de renseignement anglo-américains et autres sont bien documentés, relayés entre autres par Boris Berezovski et les cercles de Zbigniew Brzezinski.

A maintes reprises, au cours des dernières semaines, ces experts russes ont mis en garde contre le danger, pour les pays hostiles à la guerre contre l’Irak, de devenir la cible d’opérations terroristes de grande envergure. Cette préoccupation a été confirmée de manière éclatante, quelques heures seulement après le début de la prise d’otages, par un éditorial sur le site internet du New York Post, quotidien appartenant à Rupert Murdoch (le 24 octobre). Il qualifiait, en effet, la prise d’otages de « justice poétique », une sorte de « punition » de la Russie pour avoir « entravé les efforts légitimes de l’Amérique pour extirper un des plus dangereux soutiens du monde au terrorisme ». L’éditorial conclut sur une menace à peine voilée contre l’autre grand opposant à la guerre d’Irak : « La France sera-t-elle la prochaine [victime] ? »

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