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« La Solution, c’est d’organiser la faillite des banques »

La rédaction
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20 avril 2009 (Nouvelle Solidarité) – Dans une interview accordée au magazine Le Point du 2 avril dernier, l’économiste américain Dean Baker, co-directeur du Center for Economic and Policy Research, déclare que la seule politique viable pour l’administration Obama est de procéder à une « mise en faillite organisée » des banques. Depuis l’été 2007, Lyndon LaRouche et Jacques Cheminade ont indiqué que cette politique était la seule à être viable, puisqu’il est suicidaire de vouloir renflouer la bulle des titres toxiques qui équivaut à 20 ou 30 fois le PIB mondial.

« Certaines de nos plus grosses banques sont de manière évidente en faillite. La solution, c’est de les fermer, de procéder à une mise en faillite organisée, ordonnée », déclare Baker, mettant en garde contre les plans de renflouement de l’administration Obama, qu’il trouve « politiquement dangereux : dans quelques mois, les électeurs s’apercevront que des spéculateurs ont gagné des millions grâce à ce programme, sur le dos du contribuable ». Autrement dit, si Obama ne se transforme pas rapidement en Franklin Roosevelt, les Etats-Unis pourraient être plongés dans une instabilité politique grave.

Interrogé sur l’argument « il fallait renflouer les banques car elles sont trop grosses pour les laisser couler », Baker répond sans état d’âme que dans un « processus de faillite organisée, ce n’est pas vrai. Les dépôts de ces banques sont couverts par la FDIC [l’organisme fédéral chargé d’assurer les dépôts bancaires] dans de larges proportions. D’autres créanciers essuieraient, certes, des pertes, mais ce n’est pas un drame. » C’est-à-dire que l’activité légitime des banques sera sauvegardée par cette procédure fédérale, tandis que les activités spéculatives se verront liquidées : il n’y a donc pas de quoi pleurer.

Dean Baker, qui a multiplié les attaques contre les plans de renflouement ces dernières semaines, s’en prend aux agents de Wall Street dans l’administration Obama : « Cette capitulation devant les banques n’est pas surprenante : la proximité de Tim Geithner [le secrétaire au Trésor] et de Larry Summers [président du Conseil économique national à la Maison-Blanche] avec les milieux financiers était connue. »

En France, la procédure de mise en faillite organisée ne pourra découler que d’une enquête parlementaire se donnant les moyens de justice pour aller débusquer les actifs toxiques dans les bilans des banques. Pour cela, il faut d’abord procéder à une réquisition temporaire des banques. Votre député mérite bien que vous lui rendiez rapidement une petite visite…

Vidéo L’indispensable Commission Pecora

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