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La Syrie et l’Irak dans le collimateur

La rédaction
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Nous avons prévenu il y a quelque temps qu’en vue de la « prochaine phase » de la « guerre contre la terreur », certains milieux puissants aux Etats-Unis et en Israël se préparent à mettre la Syrie et l’Irak sur la même liste de pays-cibles que l’Afghanistan des talibans.

Le 23 octobre, l’adjoint au chef d’état-major israélien, Moshe Ya’alon, a mis en garde contre une montée des tensions entre Israël, d’une part, et la Syrie, le Liban et l’Iran, de l’autre. Sur Israel Radio, Ya’alon a déclaré que la Syrie se trouvait à un point « à partir duquel [elle] pourrait progresser vers un accord ou, au contraire, retourner à un conflit » et que le Liban s’est « récemment transformé en une possible plate-forme de lancement de fusées fabriquées en Iran ».

Comme selon un scénario écrit d’avance, les guérilleros du Hezbollah ont lancé dans le sud du Liban des fusées antichar contre deux avant-postes militaires israéliens situés le long de la frontière israélo-libanaise, dans la région des « fermes contestées de Shaaba ». En réponse, les forces aériennes israéliennes ont bombardé les positions du Hezbollah le long de la frontière. Le chef d’état-major des FDI, Shauk Mofaz, a prévenu le Hezbollah qu’il devrait payer « le prix fort », s’il n’arrêtait pas d’attaquer les positions israéliennes frontalières.

De son côté, le ministre israélien de la Défense, Benjamin Ben Eliezer, a menacé d’attaquer la Syrie : « Il n’y a aucune garantie que le Hezbollah ne continuera pas [ses attaques] (...). Le Hezbollah est devenu l’une des principales menaces terroristes dans le monde. » Ben Eliezer a dit avoir envoyé un message à l’administration Bush, dans lequel il estime que « les Syriens - et apparemment le Hezbollah - n’ont pas prêté attention aux déclarations et aux mises en garde américaines. La Syrie est un Etat abritant vingt organisations terroristes, y compris les dirigeants de la Djihad islamique (...). Le fait que nous ayons attaqué le Hezbollah hier ne signifie pas que nous ayons absous la Syrie. Cela ne signifie pas que nous ignorions que, sans le soutien de la Syrie, ce genre d’actions ne pourrait pas se produire. »

Suivant le même scénario, Ahmed Jibril, le dirigeant du Front palestinien pour la libération de la Palestine (commandement général basé à Damas) - une douteuse scission du douteux FPLP - a alors déclaré à une station radio danoise que l’assassinat du ministre israélien du Tourisme Rehavam Ze’evi était totalement justifiée. Il est même allé plus loin en affirmant que le Premier ministre Ariel Sharon, le ministre de l’Infrastructure Avigdor Lieberman, le ministre de l’Intérieur Nathan Charanski et l’ex Premier ministre Benjamin Netanyahou devraient aussi être assassinés.

L’administration Bush semble avoir reçu le message du gouvernement israélien. L’ambassadeur américain au Liban Vincent Battle aurait signifié au gouvernement libanais qu’Israël se préparait à attaquer les installations militaires syriennes au Liban, en réponse à toute nouvelle attaque du Hezbollah le long de la frontière. Déjà le 23 octobre, le président George W. Bush avait déclaré, lors de son entrevue avec le ministre israélien des Affaires étrangères Shimon Pères, que les Etats-Unis considèrent le Hezbollah comme un « groupe terroriste » de « portée mondiale ».

C’est dans ce contexte qu’il faut considérer les propos du président Moubarak dans l’hebdomadaire semi-officiel égyptien Al-Ahram (27 octobre). Lorsqu’on lui a demandé s’il était injuste d’« impliquer la Syrie dans le terrorisme », il a répondu : « Bien sûr que c’est injuste, et j’en ai parlé très ouvertement avec les Américains et l’Occident. »

Entre-temps, aux Etats-Unis, du côté du secrétaire d’Etat adjoint Paul Wolfowitz, de l’ancien directeur de la CIA James Woolsey et du conseiller du Pentagone Richard Perle, les appels à lancer une guerre contre l’Irak continuent de plus belle. Perle a déclaré à l’hebdomadaire Der Spiegel : « Si Saddam Hussein n’est pas vaincu, la guerre au terrorisme international sera un échec. Je ne peux pas m’imaginer que nous laissions ce régime au pouvoir (...). Nous savons que l’Irak a entraîné de nombreux terroristes de nombreux pays, y compris pour faire des détournements d’avions (...). On s’inquiète à juste titre de ce que Saddam, qui détient des spores d’anthrax et d’autres armes biologiques, ait équipé les terroristes à partir de ces arsenaux. » C’est aussi la ligne affichée par l’éditorial du Times de Londres du 26 octobre.

Une déclaration faite le 28 octobre par le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld est plus inquiétante&nbsp« Notre gouvernement n’a pas peur de dire le mot « Irak ». L’Irak figure sur la liste terroriste depuis des années. Il n’est pas contestable que l’Irak est un Etat ayant commis des actes terroristes et parrainé des actes terroristes. En tant que dirigeant d’un Etat terroriste, Saddam est clairement une menace pour les autres pays du monde, y compris les Etats-Unis. » Quand on lui a demandé si les Etats-Unis prévoient d’attaquer militairement l’Irak, Rumsfeld a répondu : « Nous faisons ce que nous faisons et je vous dirai ceci : le Président a dit que c’est une guerre contre les réseaux terroristes sur toute la planète. »

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