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La Syrie plus que jamais dans le collimateur

La rédaction
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Le rapport présenté le 20 octobre par l’enquêteur onusien Detlev Mehlis sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, ouvre la voie à une escalade de la campagne politique contre le gouvernement syrien du président Bachar al-Assad. Le Conseil de sécurité devrait examiner, lors de sa réunion du 26 octobre, une résolution américaine prévoyant des sanctions.

Ce rapport rend la Syrie responsable de l’assassinat, affirmant qu’il y a tout lieu de croire que « la décision d’assassiner Rafic Hariri n’a pas pu être prise sans l’approbation de hauts responsables sécuritaires syriens, que le crime n’aurait pas pu être organisé sans la complicité de leurs homologues libanais. » Il avance quelques arguments circonstantiels : « Il serait difficile d’imaginer qu’un scénario ou un complot en vue d’un assassinat aussi complexe ait pu être mené á leur insu ».

Certains noms sont cités de responsables de la sécurité et du renseignement libanais, ainsi que de hauts responsables syriens, dont Maher Assad et Assef Chawkat, respectivement frère et beau-frère du président syrien Bachar el-Assad. Il semble que « plusieurs pistes mènent directement à des responsables syriens de la sécurité qui seraient impliqués dans l’assassinat », aussi Damas doit-il clarifier « une part considérable » des questions non résolues.

Curieusement, Mehlis a fait parvenir une version de son rapport, incluant ses noms, aux quinze membres du Conseil de sécurité, au gouvernement libanais et à Kofi Annan. Mais dans la version rendue publique, les noms des responsables syriens avaient disparu. Mehlis expliqua qu’il ne voulait pas qu’ils soient considérés comme coupables avant d’avoir été jugés. L’enquête de Mehlis devrait se poursuivre jusqu’au 15 décembre.

Le gouvernement syrien a mis en cause le bien-fondé de ce rapport. Pour le ministre de l’Information Mehdi Dakhlallah, ce rapport est « éloigné de la vérité » et « politiquement biaisé ». Une commission syrienne a d’ailleurs été chargée de l’étudier avant d’y répondre. Dans une interview accordée à CNN et diffusée le 12 octobre, le président el-Assad a déclaré que s’il s’avérait que des Syriens de haut rang soient impliqués, ils seraient considérés comme des « traîtres », traduits devant la justice et punis.

L’évolution de la situation dépendra avant tout des progrès accomplis aux Etats-Unis dans la campagne contre le vice-Président Dick Cheney et toute sa cabale. Il ne fait aucun doute que ceux-ci envisagent une action militaire contre la Syrie. Devant la commission des Affaires étrangères du Sénat, le 20 octobre, Condoleezza Rice a refusé d’exclure l’option militaire à l’encontre de la Syrie. Suite à la publication du rapport Mehlis, elle a déclaré qu’il fallait tenir la Syrie pour responsable de l’assassinat.

Il est cependant peu probable que le Conseil de sécurité soutienne une action militaire. Comme Mme Rice s’en est rendu compte lors de sa visite à Moscou, le gouvernement russe est loin d’être enthousiaste à l’idée d’une nouvelle agression militaire, que ce soit contre la Syrie ou contre l’Iran. En outre, l’ancien Premier ministre russe Evgueni Primakov, un arabiste de longue date, a apporté son soutien au gouvernement syrien en révélant que, une semaine avant l’assassinat de Hariri, ce dernier lui avait demandé de médier une réunion avec le Président syrien.

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