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La bataille contre Cheney est au centre de la politique américaine

La rédaction
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Depuis les tragiques attaques du 11 septembre 2001, le vice-président Dick Cheney s’était peu montré sur la scène publique. Cependant, lors de ses rares apparitions devant les médias ou dans des réunions, il ne manquait jamais de lancer des provocations, comme lors de son discours de fin août 2002 où il appela une guerre contre l’Irak.

De ce fait, son interview d’une heure à « Meet the Press » (NBC), le 14 septembre, était très attendue. Il s’y livra à une défense rageuse et excessive de la politique irakienne de son gouvernement - ce qui s’avéra une grave erreur de calcul de sa part. Son attitude de fuite en avant et ses mensonges arrogants sur la situation réelle en Irak ont fait mauvais effet. Il est devenu l’objet d’attaques et de risées à travers tout le pays et la dynamique lancée par la campagne internationale de LaRouche afin d’obtenir son départ de l’administration s’en trouve renforcée de plus belle.

En effet, en soutenant des contre-vérités manifestes, Cheney s’est discrédité devant les caméras de NBC. Il a tout d’abord affirmé que l’Irak entretenait des liens avec Al-Qaida depuis les années 90, citant pour preuve l’information du « renseignement tchèque », selon laquelle des agents de renseignement irakiens avaient été en contact avec Mohammed Atta, chef présumé des pirates de l’air du 11 septembre. Il ajouta que l’Irak avait sans l’ombre d’un doute des armes de destruction massive et que l’on avait trouvé 500 tonnes d’uranium sur place. Il soutint qu’une grande majorité de la population irakienne considérait les forces américaines comme des « libérateurs » et que la résistance à l’occupation américaine était infime. Enfin, il affirma que l’enquête de lord Hutton en Grande-Bretagne avait « revalidé » l’information selon laquelle le régime irakien tentait de se procurer de l’uranium au Niger.

Suite à cette lamentable prestation, la grande presse de l’Establishment américain s’est déchaînée contre lui, notamment le Los Angeles Times, le Washington Post, le Boston Globe et le Minneapolis Star-Tribune. Le 16 septembre, on pouvait lire dans l’éditorial du Los Angeles Time : « Le vice-président Dick Cheney a longtemps agi comme si la meilleure défense était une bonne attaque, quelles que soient les entorses faites à la vérité et au bon sens. (...) Il a non seulement défendu les résultats de l’action de l’Administration Bush dans la reconstruction de l’Irak, mais il a aussi soutenu des affirmations non prouvées sur les liens entre Saddam Hussein et le terrorisme . »

Faisant remarquer que même le ministre de la Défense Donald Rumsfeld et son numéro deux Paul Wolfowitz étaient revenus sur certains de ses mensonges les plus flagrants, l’éditorial conclut : « Cheney semble vivre dans une autre dimension. Il a parlé de succès majeur, de progrès majeur en Irak, et affirmé que les Américains étaient accueillis en "libérateurs". (...) Ceux qui, dans le gouvernement, cherchent de l’aide en Europe et ailleurs ne peuvent rien espérer de mieux que le discours de Cheney soit considéré comme un produit de consommation intérieure, destiné à rassurer le contribuable . »

L’intervention de Cheney à « Meet the Press » a aussi mis en évidence son rôle en tant qu’architecte de la guerre d’Irak et manipulateur du président Bush - réalité que LaRouche était le seul à reconnaître il y a quelques mois. L’agence Knight-Ridder notait que « la défense vigoureuse par Cheney de la politique américaine montre qu’il a joué un rôle central dans la définition de la politique du président Bush pour la région ». Ce même commentaire citait un haut responsable du gouvernement disant que Cheney « a été, depuis le début, le moteur le plus puissant de la politique irakienne ».

L’affirmation de Cheney selon laquelle Saddam Hussein aurait pu jouer un rôle dans les attaques du 11 septembre 2001 a choqué les spécialistes du renseignement et même certains membres du gouvernement, à en croire le Boston Globe le 16 septembre. Celui-ci cite Vincent Cannistraro, un ancien spécialiste du contre-terrorisme à la CIA, qui se dit effrayé par la façon dont le vice-président « présente des spéculations et des conjectures comme des faits établis, dans des discours publics ». Quant à l’histoire maintes fois discréditée de Mohammed Atta, il commente : « Si on le répète suffisamment, (...) les gens finissent par croire que c’est vrai ». Même le président Bush a reconnu que « nous ne disposons pas d’éléments de preuve impliquant Saddam Hussein dans le 11 septembre ».

D’autres attaques contre Cheney sont venues d’endroits d’où l’on ne s’y attendait pas. Le 15 septembre, le Financial Times de Londres rapportait des propos de Zbigniew Brzezinski affirmant que les problèmes de politique étrangère de l’Administration Bush proviennent surtout de l’influence excessive exercée par le vice-Président. Selon Brzezinski, il y aurait deux équipes au Conseil national de sécurité : celle de Condi Rice, et celle du cabinet fantôme de Cheney. Cette situation a donné plus de poids aux néo-conservateurs du département de la Défense dans les prises de décision, et il en a résulté une « définition excessivement simpliste de la menace qui pèse sur les Etats-Unis depuis le 11 septembre ».

Enfin, concernant la société Halliburton, le président du groupe démocrate au Sénat, Tom Daschle, et le sénateur Frank Lautenberg ont proposé le 16 septembre la tenue d’auditions parlementaires sur les liens entre Cheney et ce géant de la technologie énergétique et des travaux publics qu’il dirigeait de 1995 à 2001. Halliburton est l’un des principaux bénéficiaires de la reconstruction en Irak. Cheney a déclaré à la télévision qu’il avait rompu tout lien avec l’entreprise et qu’il ne s’occupait pas des contrats avec le Pentagone lorsqu’il en était le PDG.

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