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La bataille pour l’hôpital public de Washington passe au Congrès

La rédaction
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Le 30 avril, le Bureau de contrôle financier de Washington, organisme établi par le Congrès en 1995 pour gérer les finances de la capitale américaine, a pris la décision de privatiser tous les soins médicaux publics, livrant l’hôpital général à la société Doctors Community Healthcare Corporation (DCHC), qui entend fermer l’établissement. Cette mesure a été prise en dépit de la décision unanime du Conseil municipal démocratiquement élu d’allouer des fonds pour maintenir en service le centre hospitalier. Le 1er mai, le Bureau de contrôle a renvoyé la direction de l’hôpital et annoncé le licenciement de centaines de membres du personnel.

Pour fuir les protestations de centaines de citoyens, les membres du Bureau se sont enfermés à huis-clos pour signer le contrat, alors que cent cinquante policiers entouraient le bâtiment. Ce contrat constitue une mesure « d’urgence » et « temporaire », ce qui veut dire qu’il doit être validée par le Congrès d’ici trente jours. Le Bureau de contrôle a aussi adopté une forme « permanente » du décret, soumise également à un vote du Congrès, qui prévoit de donner aux repreneurs privés de l’hôpital 500 millions de dollars de fonds budgétaires de la capitale sur cinq ans.

En plus du Conseil municipal, toutes les organisations de professionnels de la santé de Washington s’opposent à la privatisation. Deux membres du Conseil municipal, le démocrate Kevin Chavous et le républicain Davis Catania, ont déposé plainte contre le Bureau qu’ils accusent d’avoir adopté une mesure anticonstitutionnelle et d’avoir violé son autorité statutaire telle qu’elle est garantie par le Congrès des Etats-Unis.

Le Comité ad hoc pour sauver l’hôpital général de Washington oriente désormais ses revendications vers le Congrès. Le mouvement de Lyndon LaRouche demande aux élus et aux organisations dans tout le pays d’intervenir auprès de leurs députés pour qu’ils bloquent la mesure du Bureau de contrôle. Dans le Michigan, trois grandes organisations démocrates, trente-cinq membres de la Chambre des délégués et des membres du Conseil municipal de Detroit ont agi dans ce sens. Le 1er mai, des résolutions ont été présentées aux Chambres des représentants du Missouri et de l’Alabama, en faveur du maintien de l’hôpital général de Washington. Le Comité central du Parti démocrate de Los Angeles (Californie) a adopté à l’unanimité une résolution similaire le 8 mai.

A Washington même, le 1er mai, l’organisation du Parti républicain a voté le rejet du contrat conclu entre le Bureau de contrôle et DCHC, tout en condamnant le maire Anthony Williams pour avoir porté atteinte au principe d’autonomie de la ville en faisant fi du vote du Conseil municipal. Cette action du Parti républicain a été transmise au Congrès. Williams a personnellement envoyé une lettre - la deuxième du genre - au Congrès, dans laquelle il tente de justifier ses actions en prétendant, contre toute vraisemblance, que les soins médicaux continueraient d’être assurés aux résidents. Depuis l’action du Bureau de contrôle, au moins deux personnes sont mortes faute d’équipement médical adéquat. Pendant le week-end des 5 et 6 mai, 125 patients ont été refusés à l’hôpital général, l’unité traumatologique ayant été fermée. Par conséquent, les autres hôpitaux de la ville se sont trouvés surchargés et toutes les salles d’urgence de la capitale ont dû être fermées pendant de nombreuses heures. Le conseiller municipal Chavous a constaté lui-même les effets de cette défaillance du service de soins en accompagnant les chauffeurs d’ambulance pendant toute une nuit à travers la ville.

Lors d’une réunion de militants à Washington le 9 mai, Chavous a raconté cette expérience aux participants, déclarant que le Comité ad hoc continuait le combat, en exerçant une pression maximale sur le Congrès, en poursuivant les plaintes en justice et en recueillant des témoignages. Au même meeting, le Dr Alim Mohammed, de la Coalition ad hoc, a rendu compte de sa participation à une conférence internationale de l’Institut Schiller en Allemagne, le 5 mai, où il a expliqué aux représentants d’une quarantaine de nations la signification stratégique de la confrontation politique qui se déroule à Washington.

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