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La bulle est en train d’éclater

La rédaction
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La panique survenue sur les marchés boursiers américains le 14 avril dernier et ses retombées sur les marchés mondiaux reflètent une accélération de la crise financière systémique qui entre dans sa phase terminale. Les assurances officielles selon lesquelles ce retournement en cours depuis la mi-mars sur les marchés boursiers ne serait qu’une « correction salutaire », ne sont pas crédibles.

Suite à la publication des statistiques sur les prix à la consommation aux Etats-Unis, indiquant le plus fort taux d’inflation annuel - 3,7 % - depuis neuf ans, les trois grands indices boursiers américains, Dow Jones, Nasdaq et S&P, ont connu le 14 avril les plus fortes baisses journalières de leur histoire. Le Nasdaq a chuté de 9,7 %, le pourcentage le plus élevé depuis le krach d’octobre 1987, et ce après quatre jours de lourdes pertes. L’indice a ainsi perdu 34 % par rapport à son sommet du 10 mars.

Le krach du 14 avril s’est produit en dépit des intenses manipulations opérées par le gouvernement américain et la Fed au cours de la semaine précédente, pour tenter de « stabiliser » des marchés fort tumultueux. Le week-end des 15 et 16 avril, les banques de Wall Street réclamaient à nouveau une « intervention » immédiate des pouvoirs publics ou de la banque centrale, seule chance selon elles d’empêcher la panique de devenir totalement incontrôlable.

En ce qui concerne les rencontres du FMI et du G-7 à Washington, qui ont débuté le 14 avril, rien de substantiel n’a été rendu public. Mais il semblerait que deux lignes divergentes divisent les banquiers centraux et responsables gouvernementaux présents : d’un côté, ceux qui pensent que la bulle ne peut perdurer et qu’il faut laisser faire le krach tant qu’il ne dégénère pas en un effondrement total du système financier international ; de l’autre, ceux pour qui un krach boursier, même dans les limites constatées au cours des deux premières semaines d’avril, est inacceptable pour des raisons de politique intérieure américaine.

La première position a été défendue le 7 avril par Bruno Gehrig, membre du directoire de la banque centrale suisse. Prenant la parole lors de la conférence de la Société suisse de recherches sur les marchés financiers à Zurich, Gehrig a soulevé la question de savoir si les banques centrales devaient intervenir « dans l’éventualité d’un krach boursier ». Sa réponse fut directe : « Pour être réaliste, une simple recommandation suffit : ceux qui achètent des titres doivent assumer le risque. Les gens qui, par cupidité et imprudence, achètent et vendent au point de ne pas pouvoir survivre à un krach brutal, ne peuvent que s’en prendre à eux-mêmes. Ils doivent en supporter tous seuls les conséquences, même si cela signifie leur ruine économique. »

La seconde approche a été exprimée par le secrétaire américain au Trésor Lawrence Summers qui, le 16 avril à la télévision américaine, a appelé les investisseurs à ne pas céder à la panique car l’« économie des Etats-Unis ne s’est jamais aussi bien portée depuis longtemps ». De même, le président de la Fed Alan Greenspan, employant comme d’habitude des formules alambiquées, a indiqué qu’il n’était pas question de toucher à la bulle, montrant ainsi qu’il est déterminé à contenir tout effondrement financier - du moins jusqu’à l’élection présidentielle américaine.

Le seul type d’intervention que Summers et Greenspan pourront effectuer, dans le cadre actuel de la politique financière, est d’ouvrir plus grand encore les vannes monétaires. Cependant, il n’est plus possible d’endiguer les effets inflationnistes de cette gestion de crise, comme l’indiquent les dernières statistiques sur les prix à la consommation. Bien qu’on ait proclamé que l’inflation ne pouvait exister dans la « nouvelle économie », elle se situe aujourd’hui à 4 % ! Toute nouvelle injection de liquidités visant à freiner l’écroulement financier se traduira tôt ou tard par une inflation galopante.

Il n’y a pas d’autre issue à cette situation, a priori insoluble, que de lancer une réforme radicale du système financier international basée sur une stratégie de nouveau Bretton Woods telle que la propose LaRouche.

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