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La campagne contre Cheney fait boule de neige

La rédaction
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Le 7 juin, Lyndon LaRouche a demandé qu’une enquête exhaustive soit effectuée sur le vice-président Cheney et son rôle dans la falsification des renseignements concernant les armes de destruction massive irakiennes, en vue d’une procédure de destitution. Depuis, la campagne contre le vice-président a pris sa propre dynamique et s’amplifie de jour en jour. Les « faucons mouillés » ne sont plus en mesure de contrôler la situation et, selon la rumeur de Washington, les républicains cherchent déjà un remplaçant pour Dick Cheney.

Dans la deuxième semaine de juillet, l’attaque contre le vice-président s’est intensifiée avec trois éléments décisifs. Premièrement, l’« aveu » du directeur de la CIA George Tenet, selon lequel c’est lui qui aurait accepté que la phrase mentionnant l’uranium nigérien figure dans le discours sur l’état de l’Union du président Bush de janvier dernier, n’a pas eu l’effet escompté. Deuxièmement, un groupe d’anciens officiers du renseignement regroupés dans le Veteran Intelligence Professionals for Sanity (VIPS) réclame la démission de Cheney. Et troisièmement, certains députés démocrates importants ont commencé à braquer les projecteurs sur Cheney, alors que les dirigeants du parti se sont contentés d’attaquer le président Bush.

La déclaration de Tenet, destinée à détourner l’attention du vice-Président, n’a fait que susciter encore plus de questions. D’abord, Tenet a simplement déclaré qu’il n’avait pas « empêché » l’erreur d’être incluse dans le discours. Il se pose alors la question de savoir qui voulait l’inclure, d’autant plus que la CIA avait « supprimé » cette même référence dans un discours du Président en octobre dernier. En outre, on se demande qui a reçu le rapport de l’ambassadeur Wilson dans lequel ce dernier affirmait que le document nigérien à propos du yellow cake était un faux, et ce qu’a fait le destinataire de cette information. Plus spécifiquement, que savait Cheney et quand.

Entre-temps, l’organisation des VIPS a demandé la démission de Cheney, dans un mémorandum adressé au président Bush le 14 juillet. Le lendemain, deux membres de l’organisation, Ray McGovern et Andrew Wilkie, ont tenu une conférence de presse devant le Capitole, parrainée par le député Dennis Kucinich, candidat à l’investiture présidentielle du Parti démocrate. Ils y ont dressé une liste des mensonges du gouvernement utilisés pour justifier la guerre et rappelé le rôle central tenu par le vice-président.

McGovern connaît très bien son sujet puisqu’il a été chargé de briefer les vice-présidents successifs entre l’époque de Kennedy et celle de Bush père. Lorsque Kucinich lui a demandé s’il était possible que le vice-président Cheney n’ait pas été au courant de la mission de Wilson au Niger, McGovern répondit sans détour : « La réponse est facile. Ce n’est pas possible. »

Il a également fait remarquer que Cheney avait dirigé la campagne en faveur la guerre à partir de l’été 2002, désinformant et brandissant la « peur du champignon atomique » pour inciter le Congrès à accorder au Président le pouvoir de faire la guerre contre l’Irak. Il ajouta que Cheney était sûrement au courant des conclusions de l’ambassadeur Wilson, et que les visites répétées de Cheney au quartier-général de la CIA pour « discuter » avec les analystes - ou plus exactement pour exercer des pressions sur eux - étaient sans précédent.

En réponse à une dernière question de l’EIR, McGovern a répondu : « Si vous lisez notre déclaration, il est très clair que le vice-président a dirigé la campagne en faveur de la guerre. Si vous lisez les discours de Cheney, il est allé bien plus loin que les autres responsables américains en affirmant que Saddam Hussein avait une capacité nucléaire. »

Le « Cheneygate » dans les médias européens

Faisant écho à la campagne de Lyndon LaRouche pour chasser Dick Cheney du gouvernement américain, des médias européens commencent à se pencher sur son rôle dans l’affaire du yellow cake nigérien et dans d’autres désinformations destinées à « justifier » la guerre contre l’Irak.

Le 16 juillet, l’Independent de Londres a publié un long article à la une, sous le titre : « Cheney sous pression pour partir en raison de faux éléments de preuve concernant la guerre ». L’article fait état des demandes de démission adressées au « faucon le plus bruyant du gouvernement vis-à-vis de l’Irak ». « On l’accuse d’avoir utilisé son bureau afin d’introduire dans le discours sur l’état de l’Union de George Bush une fausse information à propos des efforts irakiens pour acheter de l’uranium en Afrique - écartant les réserves du directeur de la CIA, George Tenet. (...) M. Cheney a également été accusé d’avoir sciemment trompé le Congrès. »

Le lendemain, un autre quotidien de Londres, le Guardian, publiait dans son édition en ligne un article de Julian Borger, révélant comment Cheney (et Donald Rumsfeld) dirigeaient « un réseau qui fonctionnait comme un "cabinet fantôme" », par le biais duquel ils incitaient à la guerre contre l’Irak. En dehors des publications associées à LaRouche, l’exposé de Borger est parmi les plus détaillés sur les menées illicites de Cheney avant la guerre d’Irak. Son article, cependant, n’est pas paru dans l’édition imprimée du journal et a disparu du site au bout de quelques heures. Le lendemain, le quotidien italien Corriere della Sera publiait l’intégralité de l’article de Borger.

Ce dernier écrivait que Cheney et son principal adjoint, Lewis Libby, se sont fréquemment rendus au quartier-général de la CIA dans le but d’« exercer des pressions » sur les officiers de la CIA afin qu’ils produisent des renseignements « appropriés », permettant une interprétation plus immédiate de la menace posée par Saddam Hussein.

En outre, selon Borger, Rumsfeld « a créé une agence parallèle d’analystes du Pentagone composée pour l’essentiel d’amateurs idéologiques, et cela pour concurrencer la CIA et sa contrepartie militaire, la Defense Intelligence Agency. ». Cette agence s’appelle l’Office of Special Plans (OSP). Sa tâche consistait à « revoir les informations de la CIA », laquelle n’avait pas d’informations permettant de lier Saddam Hussein à al-Qaida, et établir concrètement l’existence d’ADM irakiennes. Selon Borger, l’OSP « fonctionnait sous le parrainage de conservateurs purs et durs aux plus hauts niveaux de l’administration, au Pentagone et à la Maison Blanche, y compris le vice-président Cheney ».

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