Solidarité & progrès est un parti politique qui milite pour la paix par le développement économique mondial, contre le féodalisme financier et les idéologies du sol, du sang et de la race. Les informations que nous diffusons visent à vous faire joindre notre combat en le faisant devenir aussi le vôtre.

La campagne
présidentielle
Cheminade 2017
Flash : 8 décembre - Référendum en Italie : une nouvelle claque pour l’UE Lire Flash : 2 décembre - La République se rappelle qu’elle a besoin de savants ! Lire Flash : 2 décembre - Sur le renoncement de François Hollande Lire
Accueil Actualité
Brèves

La campagne contre Cheney (suite)

La rédaction
visites
668
commentaire

Les attaques politiques contre le vice-président Dick Cheney, concernant son rôle dans la manipulation du renseignement afin de justifier la guerre contre l’Irak, augmentent en nombre et en intensité, tant au Congrès que dans la presse.

Selon une dépêche du groupe de presse Knight Ridder, datée du 24 octobre, Cheney aurait exercé des pressions sur la commission sénatoriale chargée de l’enquête sur les failles du renseignement dans la période d’avant-guerre, pour qu’elle n’examine pas de trop près son propre rôle.

Selon cet article, c’est Cheney qui aurait poussé le président de cette commission, Pat Roberts, à déclarer à la presse que « la communauté du renseignement a mal rempli sa mission auprès de l’exécutif » et que la CIA a « bâclé » ses évaluations des programmes d’armement irakiens. « Un responsable du gouvernement, qui a voulu garder l’anonymat, a déclaré que les commentaires de Roberts sur la CIA avaient été encouragés par Cheney. Ce responsable estime que le vice-président essaie de renvoyer sur la CIA, et non sur la Maison-Blanche, la responsabilité du stagnation irakien qui sera l’un des thèmes importants des élections présidentielles et législatives de l’année prochaine . »

Le même jour, lors d’une audition spéciale convoquée par les sénateurs démocrates, trois anciens officiers de la CIA ont déclaré que les analystes de l’agence avaient été soumis à de fortes pressions de la part de Cheney pour fournir des renseignements venant étayer la campagne gouvernementale en faveur d’une guerre contre l’Irak. Les officiers en question, Larry Johnson, Jim Marcinkowski et Vincent Cannistraro, ont cité les visites répétées et « sans précédent » de Cheney et de son directeur de cabinet, Lewis Libby, au siège de la CIA. Ils ont également affirmé que les « durs » du gouvernement, essentiellement des membres du bureau du vice-Président, avaient présenté les évaluations sous un faux jour, ou les avaient tronquées, afin de rendre crédibles leurs propres accusations sur les armes de destruction massive (ADM) irakiennes et sur les liens présumés entre Saddam et Al-Qaida.

De son côté, le sénateur Jay Rockefeller, membre démocrate de la commission sénatoriale, a réussi à convaincre Pat Roberts de co-signer une lettre datée du 30 octobre, exigeant que le Conseil national de sécurité et les départements d’Etat et de la Défense fournissent certains documents. Ainsi, l’enquête couvrira bien le Bureau des plans spéciaux (OSP) du Pentagone, ainsi que les activités de John Bolton, du département d’Etat. Selon deux sources, l’histoire du minerai d’uranium nigérian sera également examinée.

Cependant, à l’heure actuelle, l’attaque la plus cinglante a été publiée le 28 octobre dans le Washington Post, sous la plume du journaliste Richard Cohen, qui qualifie le vice-président de « maître en matière de fiction contemporaine » et appelle à le censurer. Selon Cohen, Cheney est « le vice-président le plus puissant des temps modernes », ce qui fait dire à certains qu’il est « le cerveau de George W. Bush ou, d’un ton plus moqueur, son ventriloque ».

« Il conviendrait que le plus puissant des vice-présidents soit censuré. A cause de ses agissements. (...) Cheney doit rendre des comptes pour ses exagérations sur la menace irakienne. Je parle ici, plus spécifiquement, de ses sinistres mises en garde selon lesquelles l’Irak de Saddam Hussein était engagé dans un programme menaçant d’armes nucléaires et que les Etats-Unis se devaient d’intervenir dans ce contexte. Nous savons à présent que ce programme n’existait pas. Nous le savons parce qu’il est introuvable. Nous le savons parce qu’il est impossible de cacher un tel programme . »

Cohen ironise sur la façon dont Cheney avait rabroué Hans Blix et Mohamed El Baradei, lors de leur rencontre, menaçant de les discréditer totalement. Or, c’est maintenant Cheney qui est discrédité, tant pour son zèle idéologique que pour sa manipulation des renseignements : « Il a essentiellement court-circuité le processus laborieux de contrôle du renseignement, il s’est rendu à la CIA pour trouver des fragments d’information servant ses objectifs . »

Parmi tous les dissimulateurs de la Maison-Blanche, Cohen classe Cheney dans la catégorie « hors concours ». Le vice-président a bafoué les procédures du renseignement national, intimidé des analystes, émis des avertissements sans fondement sur les capacités nucléaires irakiennes, sur l’enrichissement de l’uranium, etc., tout en affirmant sa « certitude absolue ». « Finalement, une version de cette fiction s’est retrouvée dans le discours du Président sur l’état de l’Union. Depuis, elle a été démentie . »

Pour conclure, Cohen qualifie Cheney d’« acteur clé dans une nouvelle tentative sinistre de tromper le peuple américain », faisant référence à la guerre du Vietnam. « Ce Cheney suffisant et méprisant a beaucoup de comptes à rendre. Il a échoué dans son rôle de cerveau de George Bush . »

En Europe, on trouve un écho de la campagne anti-Cheney dans l’hebdomadaire allemand Die Zeit, associé aux cercles de l’ancien chancelier SPD Helmut Schmidt, qui montre comment Cheney et son équipe ont fait passer des renseignements non corroborés aux plus hauts échelons gouvernementaux.

Contactez-nous !

Don rapide