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La campagne de Gore patauge

La rédaction
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En novembre 1998, Lyndon LaRouche avait déclaré que les ambitions présidentielles d’Al Gore étaient futiles, car le vice-président est « inéligible ». Cet état de fait est aujourd’hui universellement reconnu, en grande partie grâce aux efforts soutenus du pré-candidat LaRouche pour faire connaître la corruption et l’inaptitude de l’homme que l’on présentait il y a moins d’un an comme le successeur incontestable de Bill Clinton.

Au fur et à mesure que sa campagne tourne à la déroute, Gore multiplie les gaffes et semble se résigner à la défaite. Le sénateur de New York Patrick Moynihan, l’un des barons les plus influents du Parti démocrate, a donné son soutien à Bill Bradley en déclarant que Gore « ne peut pas être élu ». Suite à cette déclaration, le maire de Philadelphie, Ed Rendell, qui venait d’être nommé par Clinton président du Parti démocrate, a immédiatement retiré son soutien à Gore en affirmant qu’il voulait rester « scrupuleusement neutre ». Cette décision donne à penser, selon le New York Post, que les reponsables démocrates « ne veulent pas se mouiller ».

Le fait qu’à peine nommé par Clinton à la tête du Parti, Rendell ait retiré à Gore son soutien, indiquerait que le Président lui-même n’a pas confiance en lui.

Le 27 septembre, la couverture du magazine Time présentait Bradley comme « l’homme qui pourrait battre Gore ». L’hebdomadaire rapportait que le chef de file de la minorité démocrate à la Chambre, Dick Gephardt, qui avait été parmi les premiers à soutenir Gore, prenait maintenant ses distances et conseillait aux députés de « faire ce qu’il faut pour être réélus ».

Dans les derniers jours de septembre, de nombreux médias américains décrivaient la campagne de Gore comme désespérée. Une caricature le montrait en tenue de jockey, étendu sur le sol, tandis que son âne tentait de le ranimer. Dans le coin, deux observateurs commentaient : « Il ne sert à rien de battre un jockey mort ». L’on pouvait lire dans USA Today : « Jamais à notre époque, le candidat présidentiel favori d’un parti n’a perdu aussi vite son avance, avant même qu’un seul électeur n’ait voté. » Suivaient des sondages montrant Bradley en tête dans le New Hampshire, avec 44% des voix contre 41% pour Gore. Ce quotidien national a également montré que Gore dépense d’importantes sommes d’argent pour un bureau très onéreux dans la capitale et une nombreuse équipe de campagne.

Selon le Washington Times et le New York Post, Bradley dépasserait Gore en matière de collecte de fonds avec 6,7 millions de dollars au troisième trimestre contre 6,5 millions de dollars pour le vice-président. Face à ce désastre, Gore a tenu une conférence de presse le 29 septembre pour annoncer des « changements radicaux » dans sa campagne. Il veut, a-t-il déclaré, s’adresser « directement à la base et au peuple américain », et quitte donc temporairement son bureau de K Street à Washington avec armes et bagages pour installer son quartier-général à Nashville, capitale de son Etat d’origine, le Tennessee. Il dit faire ce retour aux sources « parce que chaque campagne que j’ai réussie était basée au Tennessee ». Il fut décontenancé lorsqu’on lui fit remarquer que toutes ces campagnes passées ne concernaient que les électeurs de cet Etat. Il annonça également que son équipe de campagne contacterait Bill Bradley pour lui proposer une série de débats sur des questions spécifiques.

Par ce défi, Gore reconnaît qu’il n’est plus en position de favori. Au cours d’un communiqué de presse publié le 1er octobre, la porte-parole nationale de la campagne de Lyndon LaRouche, Debra Freeman, a pris acte du désir soudain de Gore de débattre sur certains sujets, après avoir constamment refusé de répondre aux questions politiques de fonds posées par LaRouche en janvier dans son livre de campagne La voie de la reprise. Aujourd’hui encore, ajouta Mme Freeman, Gore veut exclure LaRouche du débat politique en prétendant qu’il n’y a que deux candidats à l’investiture démocrate. Cependant, Mme Freeman a estimé qu’un débat Gore-Bradley était une bonne idée et a fait une proposition pour le cas où Bradley se rendrait à Nashville pour rencontrer le vice-président.

Rappelant la tradition raciste de Gore, elle suggéra que le débat ait lieu route 65, « à l’ombre de cette grande statue du fondateur du KKK, Nathan Bedford Forrest ». Elle proposa aussi que Bradley demande à Gore de « débattre sur les questions posées à Lyndon LaRouche par un groupe de législateurs d’Etat et de responsables syndicaux au cours d’un dialogue de trois heures, lors du week-end du Labour Day. (...) J’aimerais proposer au sénateur Bradley de suggérer à Al Gore de profiter de l’occasion pour faire connaître aux électeurs américains son sentiment concernant cette pierre angulaire de la législation des droits civiques que l’on appelle la Loi sur les droits civiques ».

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