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La campagne de Gore sombre dans le ridicule

La rédaction
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On peut se demander si le vice-président Al Gore n’est pas son pire ennemi, vu le nombre d’erreurs et de gaffes politiques qu’il commet à chaque meeting de campagne, provoquant ainsi la désaffection des couches sociales censées être ses plus fervents partisans.

Le 23 juillet, il était dans le New Hampshire Etat dans lequel se dérouleront les premières primaires où il voulait se faire filmer descendant le fleuve Connecticut en canoë. A cause de la sécheresse sans précédent qui sévit dans le nord-est des Etats-Unis, le niveau de l’eau était tellement bas que le canoë de Gore risquait de s’échouer dans la vase.

Pour remédier à ce problème, les responsables de la compagnie d’électricité locale ont procédé à un lâché d’eau à partir du barrage de Wilder. Quinze millions de mètres cube d’eau furent ainsi déversés, permettant à Gore de ramer sur huit kilomètres devant les caméras. La population n’a pas apprécié ce gaspillage d’eau en pleine période de sécheresse. Le directeur du département des ressources naturelles dans le Vermont a déclaré : « Ils ne procèdent pas à un lâché d’eau pour les poissons quand nous leur demandons de le faire, mais ils le font... pour un politicien. »

Face aux réactions négatives, les responsables de la campagne de Gore ont voulu faire croire qu’ils n’étaient pas au courant de la décision. Cependant, en 1996, selon le Rocky Mountain News du 27 juillet, 365 000 mètres cube d’eau avaient déjà été déversés dans un fleuve du Colorado pour obtenir une « rivière mugissante » en arrière-plan lors d’un discours prononcé par Gore pendant la campagne présidentielle. Le quotidien écrivait : « Une fois de plus, une rivière a artificiellement mugi pour Gore. Pour la deuxième fois en trois ans et demi, les responsables du service des eaux ont augmenté le niveau d’une rivière pour améliorer les scéances photographiques du vice-président. »

Le scandale est d’autant plus grand que Gore avait favorisé, en 1992, un projet de loi au Congrès limitant la taille des toilettes afin d’économiser l’eau. Les adversaires de Gore n’ont pas manqué d’exploiter le sujet...

Ces impairs n’étaient pas les derniers. Quelques jours après son parcours en canoë, toujours au New Hampshire, Gore s’est arrêté dans un café, où le patron lui a expliqué que la plus importante communauté à Rochester était celle des Canadiens français. En plaisantant, il a suggéré à Gore d’introduire dans son discours une phrase du genre, « Ich bin ein French Canadian », en référence à la célèbre déclaration de Kennedy devant le mur de Berlin. Mais au lieu d’en rire, Gore a pris la proposition au sérieux et, comme le patron l’a raconté plus tard à la presse, « avec un regard perdu, il a continué à me serrer la main tout en déclamant solennellement, "Ich... bin... ein... French Canadian". Visiblement, il n’avait aucune idée de quoi je parlais ».

Même ceux qui s’enthousiasmaient pour Gore dans la Silicon Valley semblent de plus en plus désenchantés de la performance de l’homme qui prétend avoir « inventé » l’Internet. Selon le Wall Street Journal du 23 juillet, la collecte de fonds reflète cette réalité : Bill Bradley a réuni 408 600 dollars des entreprises de la Silicon Valley, George W. Bush 371 145 dollars et Gore vient en troisième avec 242 000 dollars. Sentant l’échec imminent, les responsables de la campagne de Gore ont annoncé qu’ils allaient désormais diriger leurs attaques contre Bush au lieu de Bradley.

Selon le Washington Post, l’équipe de Gore « espionnerait » les militants de leur propre campagne afin d’empêcher des fuites embarrassantes à la presse.

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